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Cave à vin

Bienvenue sur mon blog

J’habite à quelques kilomètres de Strasbourg, plein nord.
Après avoir rédigé des pages et des pages sur un célèbre forum vinique, j’ai décidé de compiler ici toutes mes notes de dégustations (enfin une grosse partie)

 

Vous trouverez au fil des articles, mes propres commentaires sur des vins dégustés en plusieurs endroits, entre amis, lors de repas avec, entre autre, l’Oenothèque Alsace, ou encore, à la confrérie Saint Etienne dans le Haut Rhin.

Ces notes sont strictement personnelles, elles n’engagent que moi et je peux me tromper sur l’appréciation que je fais d’un breuvage (il y a même de forte chance)

Vous trouverez également les commentaires de nos sessions de dégustation du club sans nom.


Les vins dégustés en 2008 sont commentés dans les pages (voir rubrique PAGE) Les meilleures bouteilles sont isolées dans un article individuel.


Vu le grand nombre de vins commentés sur le blog, ne pas hésiter à utiliser le moteur de recherche en bas de page.

 

 

 

Bonne lecture à vous qui passez me voir.

 

Stéphane

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avec l'oenothèque Alsace

Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /2010 22:36

Aperçu en trois bouteilles du millésime 2009 :

Riesling Le Kottabe 2009 – Josmeyer :

Nez végétal au service évoluant sur des notes plus fruitées mais des traces de foin et de poivre blanc refont rapidement surfaces. Belle matière en attaque avec une pointe de rondeur en milieu de bouche dans un ensemble sec. Vin équilibré mais sans grande race avec une acidité discrète. Un style aérien. A l’aveugle j’avais annoncé « sylvaner » pour le nez végétal et l’acidité manquant de nerf. 14/20

Sylvaner 2009 – Gustave Lorentz :

Nez pas super net et pourtant le bouchage est en capsule. Il va s’ouvrir sur des notes plus fruitées et de sous-bois. Pointe de gaz en attaque avec une acidité presque mordante. Bof 13.5/20

Gewurztraminer saint Léon IX 2009 -  Wolfberger :

Nez floral, classique sur la rose et le jasmin. Bouche ample avec des sucres demandant à se faire. L’acidité est discrète et la finale longue. Gewurztraminer concentré, bien fait. 14.5/20

Grosse déception pur le riesling de Josmeyer et je n’étais pas le seul pour uns fois (voir plus bas)

Pinot gris du millésime 2005 :

Pinot gris « K » 2005 - Domaine Kubler :

Nez sur la mirabelle, la pêche et le pain grillé avec une pointe de volatile laissant des impressions de fraises tagada. La bouche est sèche et l’acidité diffuse mais l’ensemble manque de nerf et surtout de longueur. Impression tannique en finale. 13.5/20

Pinot gris Tradition 2005 – Domaine Hugel :

Nez sur le froment, des notes grillées évoluant sur les fruits jaunes. La bouche est droite est sèche comme le Kubler mais avec plus d’ampleur et plus de générosité. Finale fruité avec une pointe d’amertume. J’ai regouté ce vin à la table en fin de série. Il était quasiment imbuvable avec des notes de croute de fromage. Grosse différence entre les deux bouteilles car d’autres participants n’avaient de suite pas apprécié. Je donne 14.5/20 à ma bouteille.

Pinot gris Tradition 2005 – Domaine de l’Oriel :

Nez discret sur des notes florales. La bouche est belle avec une acidité salivante et avec un surplus de matière par rapport à celui d’Hugel. Ensemble plaisant avec un moelleux très fin. 15/20

Pinot gris Tradition 2005 – Domaine Pfister :

Nez plus parlant, fruité et grillé. Je trouve la bouche assez simple, manquant de relief et de profondeur. Longueur correct pour ce pinot gris strict et contrastant par rapport au deux suivants servis en même temps. 14.5/20

Pinot gris Terroir 2005 – Cave de Ribeauvillé

Nez très mur sur le raisin de Corinthe et les fruits confits. La bouche est ample avec un beau moelleux dans une richesse maitrisée. 16/20

Pinot gris cuvée Sainte Catherine 2005 – Domaine Weinbach :

Nez parfumé, très parfumé sur le pain grillé, la pomme, le miel et des touches fumées minérales. La bouche est dense avec une grosse structure. C’est long, puissant avec une très agréable amertume en finale. Nettement au dessus du lot. 17/20

Le pinot gris de Pfister a fait l’unanimité pour lui ainsi que le Weinbach. Alors que j’ai facilement trouvé la grandeur du Weinbach, je suis passé complètement à coté de celui de Pfister. Pourquoi ? Comment ? Pas la moindre idée !!  Incapacité passagère ou permanente ou différence de bouteille.

Gewurztraminer grand cru 2008 :

Gewurztraminer Altenberg de Wolxheim 2008 – Domaine Clément Lissner :

Nez épicé finement fumé évoluant sur des notes d’abricot. La bouche est ample en attaque mais un creux en milieu de bouche me laisse sur ma faim. L’ensemble est toutefois sec et aérien mais ce coté sec renforce aussi la chaleur du vin, sans être brulant ça pousse. 13/20

Gewurztraminer Steingrubler 2008 – Domaine Albert Mann :

Nez discret, subtil sur les fruits rouges. Beaucoup plus de matière et des aromes encore fermentaires en bouche. Cette dernière est généreuse fraiche grâce à une acidité bien en place qui se livre à nous. Pur et cristallin. Très beau vin. 17/20

Gewurztraminer Rangen de Thann Clos Saint Théobald 2008 – Domaine Schoffit :

Commentaire ici

Gewurztraminer Kessler 2008 - Dirler-Cadé :

Nez dans un premier temps fruité évoluant sur les fleurs blanches. La bouche est riche, fluide, glissante mais on reste dans un registre sec. Bouche puissante en finale mais également chaude. 16/20

Gewurztraminer Clos Gaensbronnel Kirchberg de Barr 2008 – Domaine Hering :

Nez sur le pain ayant de la peine à s’ouvrir. La bouche est fondue, complète avec un équilibre gras/sec de toute beauté. Un vin de garde tant il est serré aujourd’hui presque austère. 16.5/20

Gewurztraminer Marckrain 2008 – Domaine Laurent Barth :

Nez grillé avec des touches de miel, puis fumé mais aussi de vanille et de crème anglaise. La bouche est très concentrée et sapide mais parait simple en même temps, comme manquant de profondeur, intense mais sans relief. Curieux que ce vin au relent de bois marqué. 15/20

De grandes réussites à prévoir dans ce couple cépage/millésime avec des vins puissants, denses et secs mais parfois marqués par un excès de chaleur.

 

Mon trio à l’aveugle. Le Rangen de Schoffit, le pinot gris de Weinbach et le Steingrubler de Mann.

Stéphane

 

 

Par stephanew - Publié dans : avec l'oenothèque Alsace - Communauté : Le Vin Dans Tous ses États...
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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /2010 21:26

Nouveau rendez-vous avec l’œnothèque Alsace avec cette fois trois thèmes ce 13 mars 2010.

Quelques 2008 pour ouvrir la dégustation.

-pinot blanc 2008 – Cave d’Obernai

Nez sur les fruits blancs accompagnés d’une pointe de citron. La bouche est moelleuse avec une acidité marquée sur les bords. Pinot gourmand, friand avec une concentration en rapport avec son niveau. 13/20

-pinot blanc 2008 – Louis Sipp à Ribeauvillé

Nez floral, discrètement et finement épicé avec des relents de poire. La bouche est saline, grasse, sapide avec une acidité bien marquée et bien en place. Se boit parfaitement sec. Très belle structure pour ce pinot issu d’une parcelle sur le haut du Kircheberg de Ribeauvillé. 15.5/20 et coup de cœur.

-riesling clos Saint Landelin grand cru Vorbourg 2008 – René Muré

Nez expressif sur le poivre, le chèvrefeuille, le jasmin avec une touche iodée. La bouche est profonde, grasse, glissante et charnue. L’acidité est large et massive. Beaucoup de densité. 17.5/20

Des vins de terroirs gréseux.

-riesling Andlau 2008 – Marc Kreydenweiss à Andlau.

Nez sur les agrumes, le poivre, les épices. La bouche est très fine, élégante et délicate. Acidité profonde et droite. Belle pureté. 16.5/20

-pinot gris Fronhlotz 2007 – André Ostertag à Epfig.

Nez floral, épicé avec des notes vanillées/boisées. En bouche, c’est la maturité de la vendange qui marque donnant un vin gras avec des SR qui vont demander à se fondre. L’acidité franche tend l’ensemble pour le rendre beaucoup plus digeste. La salinité est fine mais l’impression en bouche est simple. 15.5/20

-riesling grand cru Muenchberg 2007 – Julien Meyer à Nothalten.

Nez sur la pomme blette, l’encaustique, le pain grillé, la morille sèche. La bouche est plus dense, plus riesling avec une salinité marquée mais le nez signe une vinification plus que hasardeuse. Pour une fois je vais me risquer à la péremption « Ce n’est pas bon »

Je tiens à préciser que ces notes ont été prises en dégustant à l’aveugle. Provenant d’un autre producteur, maladroit, manquant de connaissance ou de chance, je n’aurais pas donné de note, mais ce domaine commercialise délibérément ce genre de breuvage en invoquant la nature, le non interventionnisme dans le plus pur style « This is not my job » Et bien ce n’est pas le miens non plus. En notant le nom de la cuvée sur mon carnet je repense à la cartouche vinifiée par André Ostertag sur ce même cru dans le même millésime. 19.5/20 dans le Bettane qu’il avait eu !! Celui là aura à peine la moitié. 9/20

-riesling grand cru Kessler Heise Wanne 2006 – Dirler Cadé

Nez sur l’écorce d’agrume, la pierre. Bouche avec de l’ampleur, de la générosité, de la profondeur avec une forte salinité. Point d’austérité dans cette cuvée qui se fait gourmande en finale. 17.5/20

-pinot gris Clos Liebenberg 2005 – Valentin-Zusslin à Orschwihr

Nez sur les fruits blancs avec des notes torréfiées dans le style café froid. Bouche très large avec beaucoup de sapidité. Se boit sec. Beau pinot gris. 16.5/20

-gewurztraminer grand cru Kessler 2001 – Schlumberger à Guebwiller

Nez pur et net sur les épices, les fleurs et l’iode. Riche en attaque il trouve rapidement son équilibre en milieu de bouche. Très homogène et cohérent en bouche sur les fruits jaunes. 17/20

Le palais du riesling est en calcaire. Certes, les plus grands sont issus de cette roche mère, Clos Windsbuhl, Clos Sainte Hune, les Jubilee de Hugel. A coté de ce palais de pierre calcaire on peut considérer que les terroirs gréseux sont comme une cours de récréation, offrant sur leur sable des vins en dentelles, en filagrammes, dans un style aérien se buvant avec légèreté et en toutes occasions, sans prise de tête.

L’apogée des Alsace riesling 2002.

-riesling Les Princes Abbés 2002 – Schlumberger à Guebwiller

Nez vieux, fumé, poussiéreux avec encore une pointe de fruit dans le style bonbon. La bouche est stridente, passé, sèche simple et légère. 12/20

-riesling Bouquet de Clémence 2002 – François Bléger à Saint Hyppolyte

Nez sur le cuir évoluant sur le menthol, l’eucalyptus. Rond en attaque puis un peu « flotteux » il est juste plaisant, sans plus. 13/20

-riesling Andlau 2002 – Guy Wach à Andlau

Nez croquant, frais sur le bonbon. La bouche est saline, avec une structure ferme et une acidité contenue, diffuse. Un 2002 qui a passé les années sans rendre les armes et c’est un terroir de grès. 15/20

-riesling Saint Hyppolyte 2002 – Marcel Deiss à Bergheim

Nez torréfié sur le café, la coquille d’œuf avec des touches plus herbacées, moins attirantes. La bouche présente une forte acidité à faire renoncer un alsacien. Ce riesling tient encore sur sa structure mais il est trop tard, il est décharné et la renommé mondiale du domaine ne va rien y changer. 13/20

-riesling Herrenweg 2002 – Zind Humbrecht à Turckheim

Nez sur le miel, le silex, les fruits jaunes. Petite touche de gaz et une acidité assez marquée forment une bouche tendue sur une richesse fine. Belle salinité pour ce niveau de vin et ce terroir. Voila, la messe est dite et avec le plus « simple » des rieslings du domaine issu de la plaine. 16.5/20

-riesling Zellenberg 2002 – Marc Tempé à Zellenberg

Nez prenant, entêtant sur le pralin, le thé. Bouche assez monobloc, presque monolithique mais avec de la charpente et beaucoup de présence. De très beau reste et il pourra encore attendre 5 ans. 16/20

Tous ces 2002 avaient obtenu en leur temps de belles notes de dégustation dans les guides et autres revues. Le temps n’a pas eu le même poids et sur les 6 présentés, 2 voire 3 sont encore sur pieds. Les autres auraient du être consommés depuis bien longtemps.

Cette expérience remet sur la table la sempiternelle question : Faut-il toujours attendre les vins où faut-il les boire rapidement sur les fruits de leur jeunesse ? Faut-il risquer de perdre un plaisir ou jamais le connaître ?

Lorsque le vin est bon jeune, pas besoin de se contenter de regarder les quilles dans la cave on peut taper dedans sans remord. Je suis le premier à chercher des bouteilles en âge mais je prends de plus en plus de plaisir à ouvrir un vin jeune, sur le fruit, la franchise et la pureté. Il faut en fait peser le pour et le contre, si l'on ne connait pas le plasir il n'y a pas de risque de la perdre. A chercher sans arrêt le plaisir vinique ultime on se prend souvent des retours de manivelle. A attendre trop longtemps, comme les Anglais, on perd souvent quelque chose....A se ruer sur une quille on rate aussi quelque chose. En fait je n'ai pas la réponse, il n'y a peut être pas de réponse.

Stéphane

Stéphane 

Par stephanew - Publié dans : avec l'oenothèque Alsace - Communauté : Le Vin Dans Tous ses États...
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /2010 10:11

Visite au domaine Schoffit sous l’égide de l’œnothèque Alsace ce samedi 13 mars 2010.


schoffit.jpg

C’est peu avant 09h30 que je m’enfonce dans le rue Nonnenholzweg pour y trouver le numéro 66, adresse de l’un des seuls vignerons de la capitale haut-rhinoise.

Le thème de cette rencontre avec Bernard Schoffit est le Rangen de Thann. Le fameux grand cru méridional, volcanique à la raideur légendaire où le Dahu laboure entre les rangs. Il faut y aller tard un soir de pleine lune pour le voir.

La série a été élaborée avec l’aide de Thierry Meyer et aura pour but de découvrir les vins de ce terroir au travers d’un cépage comme fil conducteur, le pinot gris. Pour ne pas enfoncer des portes déjà ouvertes par la notoriété des Rangen du Domaine Schoffit mais aussi du Domaine Zind-Humbrecht, quelques gros millésimes alsaciens, 2005, 2001, 1998, 1989 ont été volontairement écartés.

Chasselas 2008 :

Robe brillante, jaune pale. Nez un peu fermentaire signant la jeunesse du vin avec des touches de sous-bois, d’humus et de poire. Petite rondeur en attaque avec une acidité bien en place au centre. La densité est plus que correcte sur cette illustration d’un cépage abonné chez nous donnant une cuvée gourmande et charnue.

Riesling Hardt Tradition 2007

Nez élégant, grillé, floral avec des touches résineuses. La bouche est tendue avec une petite touche de SR donnant beaucoup de chair. Finale plus dense et sèche.

Pinot gris Rangen de Thann Clos Saint Théobald 2000

Nez confit, sur la noisette, les notes grillées, le menthol, l’abricot. La bouche est riche, très grasse avec une acidité salivante mais pas trop présente, bien en place. Elle se place plus en largeur qu’en longueur. L’équilibre est superbe. Une belle « mise en bouche »

Gewurztraminer Rangen de Thann Clos Saint Théobald 2000

Nez sur l’anis, le menthol, les fruits confits. La bouche est encore plus riche que le pinot gris, on peut parler de liqueur à ce stade. Une liqueur très fine, très glissante. L’acidité est moins franche comme le veut le cépage. Un gewurztraminer charnu avec quelques touches de sous-bois, prenant le temps en bouche, pour finir sur des amers très fins.

Pinot gris vendange tardive Rangen de Thann Clos Saint Théobald 2002 (13.34°, 112 g SR, 5.8 g Ac)

Nez sur les raisins de Corinthe, et les fruits confits. La bouche est toute en dentelle, très fine, superbement fondue à la finale est grasse. Une vendange tardive qui passera les années sans problème.    

Pinot gris Rangen de Thann sélection de grains nobles Clos Saint Théobald 2002 (11.4°, 210 g SR, 7.1 Ac)

Nez à nouveau confit (ça doit provenir du verre !) complexe, je n’arrive pas à mettre un nom sur les aromes. La bouche est riche, et oui c’est comme ça, et encore plus que la VT. Le taux de SR est presque doublé par rapport à la VT mais ce qui marque c’est la très grande fraicheur de ce vin. On veut en boire, et pas seulement un verre.

Pinot gris Rangen de Thann Clos Saint Théobald 1996 (12.5°, 60 g SR)

Et oui, la truffe est là, et blanche mon bon monsieur. On peut y associer quelques touches poudreuses et de raisins de Corinthe. La bouche est tendue, fraiche avec une acidité dense donnant un caractère tannique au breuvage. Curieusement, par rapport aux chiffres, cette cuvée ce boit quasiment sec aujourd’hui. Finale très sapide.   

Riesling Rangen de Thann Clos Saint Théobald 1996 (5 g SR, 5.4 Ac)

Nez grillé, sur des notes de cuir neufs et d’écorce d’orange. La bouche est tendue, racée, très dense, très saline avec beaucoup de matière sèche, à l’image d’un verre de Courmayeur. La finale est sèche et très large.  

Pinot gris Rangen de Thann Clos Saint Théobald 1993(>90 g SR)

Robe cette fois, très ambrée mais brillante. Nez complexe, sur des notes de thé et de passerillage. La bouche est moelleuse sur des notes de réglisse mais la finale et sèche sans excès de gras.

Gewurztraminer vendange tardive Rangen de Thann Clos Saint Théobald 1993 (environ 150 g SR)

Nez un peu vieux, herbacé sur le foin, la réglisse. La bouche est douce, d’ampleur moyenne et surtout serrée comme pas possible. La finale est sur le même registre. Premier bémol dans ce concert de bonnes choses.

Pinot gris Rangen de Thann Clos Saint Théobald 2003 (11.83°, 84 g SR, 4.3 Ac)

Nez sur le poivre, la vanille, les fruits blancs, la pêche. La bouche est douce, souple, un peu juste au niveau de la fraicheur mais le vin à toutefois de la présence et une belle chair.

Muscat Rangen de Thann Clos Saint Théobald 2003 (4 g SR)

Cuvée issue à 100% de muscat ottonel et rarement étiquetée GC, les raisins allant souvent fortifier le muscat  générique. Nez sur le citron confit et la meringue. L’acidité est discrète mais le vin est bien structuré. Réglisse, amer signe une finale assez courte mais quelle fraicheur dans cette année caniculaire.

Riesling Rangen de Thann Clos Saint Théobald 1991 (3 g SR)

Nez fumé sur le cuir neuf. Petite sucrosité malgré le faible grammage. Cette impression est le fruit d’une acidité décalé dans la structure. Elle est clairement à coté du reste. Deuxième (et dernier) bémol.

Gewurztraminer Rangen de Thann Clos Saint Théobald 1991 (14.5°)

Nez sur une infusion de plantes, sur la mie de pain, la truffe. La bouche est compact, massive avec une amertume puissante en finale.

Riesling Rangen de Thann Clos Saint Théobald Schistes 2007 (4.5 g SR)

Le fruité du nez est juteux. L’acidité est franche et la minéralité est forte. Très beaux amers dans un profil droit.

Pinot gris Rangen de Thann Clos Saint Théobald Schiste 2007 (16.5°, 20 g SR)

Nez assez typique du cépage, du moins pour moi, avec un panier de fruits blancs. La bouche est charpentée, puissante avec beaucoup de mâche. Finale saline et presque astringente. Presque too much comme cuvée.

Pinot gris sélection de grains nobles Clos Saint Théobald Rangen de Thann 1990 (11.5°, 180 g SR)

Nez confit avec des touches de pomme et de raisin de Corinthe. La liqueur de ce vin est simplement extraordinaire, immense avec beaucoup de gras, de tenue. Superbe.

Riesling vendange tardive Rangen de Thann Clos Saint Théobald 1990 (9°, 160 g SR)

Nez nettement botrytisé, avec des touches de cuir, de fumé. Liqueur fine sur une bouche fondue avec une acidité très discrète. Finale fluide, fraiche laissant la bouche net pour la seconde gorgée.

Muscat Rangen de Thann Clos Saint Théobald 2006

Nez net, assez variétal, croquant. La bouche est charnu, ronde ample et grasse mais assez simple finalement. Le yo-yo entre les millésimes a trouvé sa limite.  

Pinot gris sélection de grains nobles Rangen de Thann Clos Saint Théobald 2006 (8.21°, 240 g SR, 15 g Ac)

Non, ce n’est pas une faute de frappe, c’est bien 15 g d’acidité que contient cette quille. Le nez est marqué par les fruits rouges, la fraise mais aussi les plantes et le thé. Une infusion d’odeur. Que dire de la bouche, la liqueur est immense et le vin prend toute la bouche. L’acidité bien qu’à deux chiffres n’est pas omniprésente elle est même fondue dans la matière.

Pinot gris sélection de grains nobles Larmes de lave 2007 (4.85°, 510 g SR, 12.8 g Ac)

Là on entre dans un autre monde, avec un 1/2 kilo de sucre par litre en résiduel pour cette cuvée de 35° potentiel. Le nez est complexe sur des fruits très murs (l’inverse eu été étrange) La bouche est curieusement pas pesante mais reste fine car supportée par belle acidité, longue, traversant la liqueur. On peut annoncer 200 g SR mais pas 500 g. Magique.

Je n’ai pas retrouvé dans cette série les « fameuses et célèbres » notes tourbées si caractéristique du Rangen. Par contre, sur cette série et hormis les cuvées Schistes, les vins du Rangen semblent s’exprimer favorablement sur un support riche donnant des vins charnue et ample.

Je n’ai pas décrit les robes mais la plupart sont de couleur cognac voire ambre foncé pour les vins les plus concentrés.

Un grand merci à Bernard Schoffit  pour avoir taper dans les piles PMG du domaine afin de nous offrir une telle série de Rangen.


Stéphane 

Par stephanew - Publié dans : avec l'oenothèque Alsace - Communauté : Liaisons Oenophiles
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 17:36

Masterclass d’hiver avec l’œnothèque Alsace, le dernier rendez vous de l’année avant les fêtes de fin 2009.

Les vins de fêtes avec un passage en revue des accords de base…

En apéritif….

 1-crémant Rotenberg 2006 Domaine Jean Claude Buecher.

Nez mur façon tarte tatin, biscuit. La bouche est fraiche avec une mousse large mais légère. Un beau volume et un généreux dosage dans ce crémant bien fait mais un peu simple. 14/20

En entrée ….

2-Sylvaner clos de la flie Marco 2008 domaine Pierre Hering.

Nez lui aussi mur, sur les fruits jaunes avec un coté un peu poussiéreux. La bouche est florale, légère et fine avec une acidité un peu en retrait mais l’ensemble est sec. 13/20

Sur un poisson…

3-Riesling grand cru Brand 2007 Cave de Hunawihr.

Nez fumé, floral relativement discret. La bouche est aérienne, fine avec une pointe de sucre mais cela reste pur et propre. La finale est plus souple. Vin passe partout plaisant mais de là à le placer en GC ..! 14/20

Sur une viande….

4-pinot noir Weid 2006 Domaine Lucien Albrecht.

Nez boisé, vanillé sur la cerise confite. La bouche est ronde, plaisante, enveloppante et fondante sur des touches d’épices sur une belle matière. Très beau pinot noir livré dans sa bouteille bourgeoise bien lourde. 15.5/20

En dessert…..

5-gewurztraminer vieilles vignes 2007 domaine Armand Landmann.

Nez épicé, floral sur la rose fraiche. Très belle bouche, fluide, fine avec une pointe de minéralité et beaucoup d’élégances et de classe. Je suis à nouveau agréablement surpris par ce domaine. 15/20

Interlude ludique avec une curiosité vraiment curieuse.

6-kiro z’épices de la cave de Ribeauvillé.

Prenez un crémant de la cave de Ribeauvillé et remplacer la liqueur d’expédition servant au dosage du crémant par du sirop aux pains d’épices et vous obtenez ce breuvage impossible. Nez sur la cannelle, la badiane, l’anis et l’orange. Gros gaz à la mise en bouche avec un coté strict, sec puis il gagne en rondeur et souplesse. Amertume destructive en finale.

Une série de pinot gris de différents terroirs.

7-pinot gris grand cru Eichberg les 3 châteaux 2007 domaine Kuentz-bas.

Nez fermentaire, sur les lies plutôt dans un style floral. La bouche est riche avec 35 gr de sucre résiduel mais l’équilibre est là avec une acidité profonde des grands crus tout en subtilité et discrétion. Dense et très salin sont ses caractères principaux. 15/20

8-pinot gris grand cru Brand 2006 Domaine Josmeyer.

Nez sur le froment, le miel avec une touche de sous-bois sur un fond floral. La bouche est sèche, simple pas très net et épicé. Je n’arrive pas à trouver quelque chose à écrire sur ce vin et je commence à ce moment de la dégustation à penser que le Kiro z’épices à mis une sacré confusion dans les papilles. Pas de note pour ce pinot gris.

9-pinot gris Thann 2005 Domaine Zind-Humbrecht.

Nez caillouteux, fumé sur des notes de pain dans le style toasté et iodé. Bouche riche, glissante, moelleuse avec une belle acidité donnant beaucoup de race. Finale longue et fraiche. Très beau pinot gris issu forcement du Rangen puisque toutes les vignes de ce village sans vignerons sont classées GC. 15.5/20

10-pinot gris grand cru wineck-Schlossberg 2002 Domaine Vincent Spannagel.

Nez curieux, sur la pierre à fusil, le sous-bois avec une pointe grillé. La bouche est fine avec une petite acidité dans un style exotique demi-sec, confit en attaque et l’ensemble gagne en richesse en milieu et finale avec une acidité allant crescendo. 14.5/20

11-pinot gris Altenbourg 2002 Cuvée Laurence Domaine Weinbach, Colette Faller et ses filles.

Nez iodé, grillé sur un fond de champignon sec et de mie de pain du plus bel effet. La bouche est très grasse, profonde à souhait dans un style presque liquoreux. L’acidité est puissante et signe bien ce terroir en contre bas du grand cru Furstentum. 17/20

Série de muscats sur le millésime 2004.

12-muscat 2004 Cave du Roi Dagobert.

Nez sur la menthe sèche. La bouche est droite, sèche et pas franchement grande avec une petite amertume en finale. C’est simple mais encore vivant. A finir si vous en avez encore. 13/20

13-muscat Machtum Hoffels 2004 Domaine Punel Hoffels.

Nez elle aussi sur la menthe mais cette fois fraiche et agréable. La bouche est par contre dilué, très simple et il ne se passe pas grand-chose sur les papilles. 12/20

14-muscat 2004 Domaine Hugel.

Nez frais, musqué, floral le tout avec une grande précision. La bouche est sapide avec de la matière et une belle densité pour une entrée de gamme. Un muscat complet et gouleyant. 15/20

15-muscat 2004 domaine Pierre Frick.

Nez millésimé sur l’asperge et le persil. La bouche est triste sur des arômes tertiaires à la limite de l’oxydation. Le vin est mort !! Triste fin. No comment.

16-Dry muscat Brown Brothers (autralie).

Nez sur les feuilles mortes. Bouche sèche mais raide et vive et super courte.

17-muscat 2004 domaine Marcel Deiss.

Nez fermé s’ouvrant péniblement sur des notes de cuir, de cassis. La bouche est dense avec une touche de gaz. Beaucoup d’ampleur et beaucoup de vinosité dans cette belle matière un rien tannique. 15/20

18-muscat 2004 domaine Barth.

Nez fin et complexe sur la menthe poivrée, le cassis pour cette cuvée issue pour les 2/3 du grand cru Marckrain. La bouche est dense avec du gras et une belle structure. Profondeur et complexité sont deux bons qualificatifs pour ce vin. 16/20

19-muscat grand cru Saering 2004 Domaine Dirler.

Nez frais sur la menthe avec un coté iodé marqué. La bouche est ample avec une fine salinité et surtout un gain de longueur indéniable. Sec dans sa structure ce muscat ira encore très loin. 17/20

Stéphane

 

Par stephanew - Publié dans : avec l'oenothèque Alsace - Communauté : Liaisons Oenophiles
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 18:09

En cette période de FAV, de sortie de guides et de palabres sur « Faut-il encore acheter des Bordeaux dans les petits millésimes » Thierry nous offre la possibilité de découvrir au travers de 18 flacons, le millésime 2007 en Alsace.

 

Les vins ne sont pas servis à l'aveugle.

 

 

1-Alsace 2007 Domaine Etienne Loew : 40% de muscat, 30% de riesling, 15% pinot gris et 15% pinot blanc. Rendement 60hl/ha 12.5% d’alcool. 9g/l de SR. 4.9 g/l AT

 

Le nez est herbacé, sur des notes de houblon, de raisin frais avec un coté mentholé. La bouche est ronde en attaque avec une petite tension en milieu de bouche équilibrant le tout. Finale longue et parfumée à ce niveau de vin. Un vin plaisant, gourmand pas compliqué. 15/20

 

2-Pinot blanc « B » 2007 Domaine Albert Boxler : vignes de 40 ans, 40hl/ha.

 

Nez grillé, sur la crème vanille avec des touches florales. C’est élégant et très fin. La bouche est fine, tendue, complexe pour un pinot blanc, sec avec une colonne vertébrale qui ne bouge pas d’un pouce. Pas de creux dans cette cuvée qui se fait saline en finale. Le renouveau du cépage. 17/20

 

3-Riesling grand cru Brand 2007 Domaine de l’Oriel Gérard Weinzorn : 12.5%, 10g/l SR. 30hl/ha sur des vieilles vignes de +50 ans.

 

Nez fermé, floral, très fin sur des notes de noisettes. La bouche est franche en attaque, profond mais je n’arrive pas à occulter la petite rondeur en milieu de bouche. Je me demande si le Pinot blanc précédent ne le dessert pas. Il en reste un vin assez massif et large mais il va gagner en longueur et en complexité avec le temps. 17/20

 

4-Riesling grand cru Schlossberg Sainte Catherine l’inédit 2007 Domaine Weinbach : vignes de 60ans. 24hl/ha. 13.7% 22g/l SR 7.9g/l AT.

 

Nez beurré, sur la fleur d’orangé. Très beau moelleux, très contenu sans excès malgré les 22 grammes de sucre. La bouche est ample avec de la profondeur et termine quasiment sec sur des notes salines et finement amers. Une grande bouteille impossible à prendre en défaut. 18.5/20

 

5-Riesling grand cru Rangen de Thann Cuvée Schistes 2007 Domaine Schoffit : 40hl/ha, 13.5%.4g/l SR.6.2g/l AT.

 

Nez sur les fruits rouges, les cailloux, le silex. Bouche ferme avec beaucoup de maintien et une acidité fine qui semble présente sans l’être !! Cuvée dans l’ensemble assez sage, droite et sèche qui semble manquer de peps. Cette cuvée à subit une malo ! Certainement mon interrogation sur l’acidité que je n’arrive pas à décrire comme alsacienne. 17.5/20

 

6-Riesling grand cru Muenchberg 2007 Domaine André Ostertag : 13.20%-8g/l SR-7.3g/l AT.

 

Nez fermé, pierreux, grillé, caillouteux, sableux, avec une petite pointe d’agrume. La bouche est sèche droite comme un I avec une acidité se diffusant longuement sans jamais perdre le rythme. Forte salinité en bouche. Cuvée très pure, facile d’accès, simplement bonne. 18.5/20

 

7-Riesling grand cru Geisberg 2007 Domaine Kientzler : 60hl/ha-13.9%-2.2g/l SR-7.5g/l AT.

 

Nez pierreux, curieux. La bouche est massive, grasse avec de la charpente. Elle gagne en tension et en densité avec le temps. L’ensemble est parfaitement sec long et frais.

Le nez me trouble par son manque relatif de netteté. Pas de note pour moi.

 

8-Riesling grand cru Altenberg de Wolxheim 2007 Domaine Clément Lissner : 29hl/ha-12.6%-8g/l SR-8.3g/l AT.

 

Nez sableux sur la pomme et la cannelle avec un soupçon d’épice et de thé vert. Vin avec beaucoup de mâche et de sapidité sur un volume généreux. Je retrouve en bouche ces notes de pomme. L’ensemble est rond massif et manque, pour moi un peu de définition et d’élégance. 15/20

 

9-Riesling Clos Windsbuhl 2007 Domaine Zind-Humbrecht : 13.1%-1.4g/l SR- 8.7g/l AT

 

Nez complexe, sur la noisette fraiche, les agrumes avec une bonne de dose de caillasses. Le bouche est fine et pourtant très dense. Le coté sec, voire très sec n’arrange pas cette impression d’austérité mais j’y trouve pourtant mon compte, en bon protestant. Une très grande bouteille. 19.5/20 (le ½ point le séparant du 20 est dû au fait que je ne peux pas m’offrir ce genre de flacon)

 

10-Muscat grand cru Altenberg de Bergbieten 2007 Domaine Frédéric Mochel : 12.57%-5.6g/l SR-5.4g/l AT.

 

Nez très parfumé, muscaté assez classique mais en plus puissant. La bouche est d’une structure magnifique, très saline avec du gras et une acidité franche. Le milieu de bouche est plus velouté pour finir sur des notes d’écorces d’orange. Un très, très grand vin de terroir révélé par le muscat. Merci aux Mochel de porter si haut ce cépage. 18/20

 

11-Schoenenbourg 2007 Domaine Marcel Deiss : vignes de 60 ans-65g/l SR.

 

Nez de fruits blancs, de poire de pêches de vigne souligné par des notes d’herbes aromatiques, d’eucalyptus. La bouche arrive à jouer le tour de force d’être riche et fine en même temps. Elle ne montre vraiment pas sa richesse même si les chiffres sont étourdissants. Finale saline comme tout bon grand cru de Riquewihr.17.5/20

 

12-Pinot gris grand cru Kircheberg de Barr La colline aux escargots 2007 Domaine André et Lucas Rieffel : 56hl/ha-14.8%-5g/l SR-5.6g/l AT.

 

Nez torréfié sur des notes de café, de moka accompagné d’un boisé assez présent sur des notes beurrées. La bouche est crémeuse, grasse mais toujours boisée. Dommage car l’acidité est franche et précise comme un riesling. A revoir dans quelques années. 17/20

 

13-Gewurztraminer grand cru Kircheberg de Barr Clos Gaensbroennel Vendanges tardives 2007 Domaine Pierre Hering. 40hl/ha-13%-85g/l SR-4.5g/l AT.

 

Nez classique, épicé. Bouche très grasse, avec un beau moelleux glissant, presque liquoreux. Fine minéralité. 17/20

 

14-Gewurztraminer grand cru Zinnkoeplfé vendanges tardives 2007 Domaine Paul Kubler : 35hl/ha-13.6%-68g/l SR.

 

Nez franchement rôti et botrytisé avec des touches florales. Bouche très élégante, tendue avec beaucoup de matière et de gras. L’équilibre est superbe, digeste. Un gewurztraminer racé, noble. Où va s’arrêter ce domaine ? 19/20

 

15-Pinot gris grand cru Hengst 2007 Domaine Albert Mann : 13.5%-26g/l SR-5.9g/l AT.

 

Nez fermé, viandé, fumé sur des notes épicées. La bouche donne rapidement une impression de droiture malgré les sucres annoncés cela encore une fois grâce à cette fameuse acidité qui signe la fraicheur des 2007 d’Alsace. Un pinot gris que l’on pourra apprécier très facilement sans se soucier des chiffres. 18.5/20

 

16-Gewurztraminer grand cru Hengst 2007 Domaine Josmeyer : 15.1%-19g/l SR-5.7g/l AT.

 

Nez très parfumé, épicé comme le veut le cépage. La bouche est minérale, gras avec du moelleux et une acidité très longue et enveloppante. La comparaison avec le pinot gris est intéressante car ce GW semble malgré l’écart négatif plus sucré. Petite pointe de chaleur en finale. 17/20

 

17-Gewurztraminer grand cru Sonnenglantz 2007 Domaine Bott-Geyl : 23hl/ha-55g/l SR-5.5g/l AT.

 

Nez fruité sur une couche torréfiée. Ce vin présente une liqueur fine, glissant comme un 2006. Un gewurztraminer fin, racé, élégant, pur et cristallin. 18.5/20

 

18-Gewurztraminer sélection de grains nobles « S » 2007 Domaine Hugel : 11.8%-172g/l SR-7.6g/l AT.

 

Avec 22.8° potentiels à la vendange et 7.6g/l AT on tient là un top modèle du liquoreux. Le nez est très mûr sur des aromes frais d’abricot, de fruits secs de pralin. La bouche est super riche pour ne pas dire méga, onctueux avec un volume hors norme. L’acidité est en retrait mais souligne parfaitement la matière généreuse. Grand, pur, l’Alsace en grand. 19.5/20

 

Pour finir et peut-être boucler la boucle, Thierry nous fait découvrir le Gewurztraminer sélection de grains nobles 1971 de Léon Beyer. Un nez de moka, d’épice douce, de lard fumé. Une bouche aux sucres fondus, à l’acidité est fine et présente. Une SGN qui se boit presque sec mais qui nous montre un taux d’alcool un peu élevé, ce dernier se faisant sentir en finale. Il en reste une superbe bouteille, sur son plateau de maturité. Il y a fort à parier qu’il va falloir une bonne vingtaine d’années pour voir s’écrouler cette cuvée.

 

Cette dégustation m’a permis de confirmer que le millésime 2007 n’est pas bon ou très bon en Alsace mais grand. Il a la chance de venir après le effroyable millésime 2006 (en général) qui lui sert de faire valoir aujourd’hui.

 

Les vins sont techniquement secs du moins sans lourdeurs ou excès. Les arômes sont purs, nets et les bouches ont toutes, du moins celles de la dégustation, des profils racés et cristallins.

 

Autant en 2006 il fallait chercher la perle, autant en 2007 il faudra vraiment jouer de malchance pour tomber sur le canard boiteux.

 

Stéphane 

Par stephanew - Publié dans : avec l'oenothèque Alsace - Communauté : dégustation
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