J’habite à quelques kilomètres de Strasbourg, plein nord.
Après avoir rédigé des pages et des pages sur un célèbre forum vinique, j’ai décidé de compiler ici toutes mes notes de dégustations (enfin une grosse partie)
Vous trouverez au fil des articles, mes propres commentaires sur des vins dégustés en plusieurs endroits, entre amis, lors de repas avec, entre autre, l’Oenothèque Alsace, ou encore, à la confrérie Saint Etienne dans le Haut Rhin.
Ces notes sont strictement personnelles, elles n’engagent que moi et je peux me tromper sur l’appréciation que je fais d’un breuvage (il y a même de forte chance)
Vous trouverez également les commentaires de nos sessions de dégustation du club sans nom.
Les vins dégustés en 2008 sont commentés dans les pages (voir rubrique PAGE) Les meilleures bouteilles sont isolées dans un article individuel.
Vu le grand nombre de vins commentés sur le blog, ne pas hésiter à utiliser le moteur de recherche en bas de page.
Bonne lecture à vous qui passez me voir.
Stéphane
Soirée vin d’Espagne avec le club avec une sélection faite sur caveprivée plus un apport de François.
Rias Baixas DO Pazo De Señorans Selección de Añada 2004 (32€) : Nez très mur sur les fruits presque confits avec une ambiance pâtissière de tarte au citron meringuée. Bouche avec une pointe de gaz du gras et un manque assez marqué de fraicheur pour mon palais. Une entrée en matière que je ne comprends pas tant cela parait mou par rapport à un blanc français et surtout par rapport à la série de riesling (même de 2005) précédente. 13/20
Un vin 100 % albariño en provenance de sols granitiques et
schisteux.
Stephen Tanzer’s International Wine Cellar : 93/100
Robert Parker’s Wine Advocate : 92/100
Guía Proensa 2009 : 98/100
Toro DO – Castilla y León Bodegas Sobreño Reserva de la Familia 2005 (12.50€) : Nez marqué par une volatile importante, accompagné d’un boisé américain dans le plus pur style noix de coco malibu. Une pointe fumée plus conventionnelle termine le nez. La bouche est dans le même registre, chaud, charnue avec un très gros volume puis des tannins un peu trop serrés pour être beaux. Un Toro, non un taureau !! 14/20
Issue de vieilles vignes sexagénaires de tinta de toro.
RIOJA DO Bodegas Luis Canas Reserva 2004 (11.50€): La robe est élégante et brillante. Nez sur les fruits rouges dense et grillé sans excès de rien. La bouche est fine, avec des tannins précis, structurant. Très joli grain et bel élevage. Un rouge avec un équilibre haut perché mais un équilibre agréable. Un beau rapport Q/P est une bouteille très belle. 16/20
Cuvée Reserva, composée de 95 % de tempranillo complété de 5 % de graciano, de mazuelo et de grenache.
RIOJA DO Bodegas Luis Canas Gran Reserva 2001(18 euros) : nez
complexe sur les épices et les fruits noirs. La bouche est souple, fondue et droite avec beaucoup de classe. La version « élevage long en bouteille » de la précédente et une approche
que j’aime beaucoup. 16.5/20
Sur le même principe que la cuvée Reserva, le Gran Reserva est un assemblage de 95 % de tempranillo complété de 5 % de graciano, de mazuelo et de grenache
Robert Parker’s Wine Advocate : 92/100
Guía de Vinos Gourmets 2010 : 8,50/10
Mundus Vini 2009 : Médaille d’Or
Guía Peñín 2010 : 88/100
Wine Spectator : 90/100
Illes Balears VT – Baleares Anima Negra An 2005 (35€) Nez floral, puissant. Bouche ronde en attaque avec des tannins secs sur un boisé généreux mais propre. La longueur
apporte un véritable plus à cette cuvée. Une cuvée à la limite du too much, bien joué. 17/20
Cette cuvée est un assemblage de 95 % de callet et de 5 % de mantonegre et de fogoneu
La Revue du vin de France, juin 2008 : 17/20
Robert Parker’s Wine Advocate : 92/100
Guía Proensa 2008 : 95/100
Guía Peñín 2008 : 90/100
Ribero del Douro – Conde de San Cristobal 2005 : Nez grillé sur le cuir. La bouche est souple avec des tannins fins mais avec une forte présence d’alcool et de la volatile souligné par une acidité de bon aloi. La finale est un poil sèche. 14/20
Emporda – Liavors 2007 : nez végétal sur le buis et une pointe terreuse. La bouche est toute en souplesse avec une belle trame tannique grasse. Dommage pour le nez un peu disgracieux qui dessert cette cuvée. 15/20
Priorat DO – Catalogne Mas Martinet Clos Martinet 2005 (39€) : Nez fermé avec une pointe de volatile. Encore une fois une bouche dense et généreuse mais les
tannins de cette cuvée sont gras ce qui ne gâche rien et calme l’ensemble. Une cuvée qui semble sur la retenue complète tant elle ne livre qu’une petite partie de son potentiel.
17/20
Stephen Tanzer’s International Wine Cellar : 93/100
Robert Parker’s Wine Advocate : 93 +/100
Guía Proensa 2009 : 96/100
Guía Peñín 2009 : 91/100
Decanter : ****
Le dérapage vers la sur-extraction, la volatile et la chaleur semble difficile à éviter même si de cette sélection seul le Rias Baixas m’a laissé de marbre. Un peu comme dans le Languedoc j’ai une préférence pour les cuvées « de bases » et j’ai donc un vrai coup de cœur pour le RIOJA DO Bodegas Luis Canas Reserva 2004. A noter le design des bouteilles, on sent que le marketing est également au centre des préocupations des espagnols.
Stéphane
Soirée avec le club et les Bourgogne Côtes d’Auxerre Gondonne du Domaine J.H. et G. Goisot à Saint bris le Vineux. Dans la hiérarchie bourguignonne, cette cuvée est à la base de la pyramide mais la dégustation qui suit va mettre en évidence le grand potentiel de ce climat.
Cette cuvée est née en 2000 de la volonté du domaine Goisot d’isoler cette parcelle de la cuvée corps de garde. Elle provient d’une parcelle du Jurassique supérieur, étage Kimméridgien moyen et supérieur, alternance de 80 mètres de calcaires et marnes lumachelliques. La parcelle du domaine fait 1.2ha ce qui permet de produire une quantité confortable de bouteille. Deux autres cuvées parcellaires sont disponibles au domaine, Les Biaumonts et Gueule de Loup, toutes deux mesurant 1 ha.
Ci-dessous, tous les millésimes de Gondonne à ce jour. Pour des raisons climatiques, le millésime 2001 est absent de la verticale.
La verticale :
2007 : nez sur les fruits jaunes avec des notes boisées. La bouche est ronde de par sa jeunesse mais l’acidité vient tendre l’ensemble sur un fond salin. Touche de noisette et élevage sobre en bouche. Un vin complexe qui promet beaucoup.
2006 : nez un rien lacté sans être oxydé sur des touches de mandarine mur de pralin et de caramel. La bouche est moins tendue que le 2007 mais plus grasse, plus dense, ample et très cohérente. Un chardonnay généreux, gourmand toujours avec cet élevage élégant.
2005 : nez curieux à l’ouverture sur des notes de sous-bois s’ouvrant sur du chèvrefeuille et de noisette mais il faudra revenir 1 heure après pour trouver cela. La bouche est fluide, glissante avec une grosse densité et une acidité percutante. Beaucoup de profondeur toutefois. Une cuvée qui n’est pas dans son meilleur jour, enfin j’ose espérer. La finale est longue sur des notes plus fraîches.
2004 : nez franchement marqué par des notes d’aspérules dans un ensemble végétal. Grand débat autour de la table sur l’état de ce flacon tant il est marqué par ces notes vertes. La bouche est du même calibre, rustique, d’une profondeur moyenne avec une tension plus marqué en finale mais sans être grand.
2003 : nez très mur, sur des notes fruitées jaune, à la limite du fruit compoté. La bouche est ronde, puissante toujours sudiste dans son profil. L’élevage est contenu mais le breuvage est court.
2002 : nez sur le fenouil, l’anis et la pierre. La bouche est fine, droite vive et saline et va prendre son temps pour s’évanouir. Un vin racé dans un beau millésime Certainement la plus belle bouteille de la soirée.
2000 : nez réduit, sur le caoutchouc, des notes grillées. L’aération sera bénéfique apportant un fruité plus aimable. La bouche a beaucoup de coffre et d’allonge avec un caractère bien trempé. Une cuvée musclée qui pourra attendre encore des années.
Tour d’horizon intéressant de cette cuvée bien connue des amateurs de bon rapport Q/P. En effet ces cuvées parcellaires sortent à moins de 12 euros tous les ans ce qui est en regard de la qualité une bien bonne affaire. Beau nombre de chablis sont plus maigre que ce Bourgogne.
Les millésimes sont aussi bien marqué, 2007 fin et tendu, 2006 gras avec de la matière, 2003 un poil chaud et 2002 racé et tendu. Reste l’énigme 2005 qui n’est vraiment pas en forme en ce moment et surtout 2004. Que penser de ce millésime chez Goisot. Nous avons longuement discuté de cette bouteille lors de la soirée et je n’ai pas de réponse. Sur les différents forums, certains trouvent des notes fruitées, d’autre franchement vertes. Je me trouve dans le second groupe mais pour éclaircir un peu mon esprit j’ai ouvert d’autre bouteille de ce millésime et de ce domaine pour me faire une idée. Les Biaumonts 2004 est beaucoup moins marqué et la cuvée de « base » l’est quasiment pas ! Un mystère donc que ce 2004. 2000 semble également réduit et/ou dans une mauvaise phase aromatiquement.
Pour le plaisir immédiat on pourra ouvrir 2006 ou 2003. On pourra compter des années sur 2007 et 2002 et au vu de la soirée on peut passer son tour sur 2004 et 2000.
Merci à OliH pour la mise à disposition des millésimes 2000 et 2002.
Stéphane
Deuxième partie de la soirée Jura et Autriche avec les blancs autrichiens. Sélection de 5 bouteilles…
N’ayant pas trop l’habitude des vins de ce pays il se peut que quelques erreurs ce soit glissées dans les noms des cuvées.
- Weingut Schloss Gobelsburg Grüner Veltliner Steinsetz 2008 : Nez fermentaire, floral puis végétale. Gros gaz en bouche mais l’ensemble reste sec et droit et aromatiquement sur les fruits rouges. 13.5/20
- Weingut Schloss Gobelsburg Grüner Veltliner Domäne Gobelsburg 2008 : Nez sur les fraises et autres fruits rouges compotés. La bouche est dense avec une acidité bien en place mais toujours cette perception de gaz. 14/20
- Weingut Schloss Gobelsburg Riesling Heiligenstein 2008 : Nez à nouveau sur les fruits rouges avec cette fois un coté floral plus intéressant. Gaz et acidité franche en bouche mais une nouvelle dimension entre en jeu, la salinité. Une bouteille d’un niveau beaucoup plus proche de ce que l’on attendre. 15/20
- Weingut Schloss Gobelsburg Riesling Gaisberg 2008 : Nez floral mais assez curieux. La bouche est très fine avec une acidité marqué donnant beaucoup de fraicheur et d’élan à la cuvée, manque peut être un peu de profondeur par rapport au précédent. 14.5/20
- Weinlaubenhof Kracher Auslese Cuvée 2008 (37,5 cl) : Nez fumé, exotique avec du menthol et de l’écorce d’agrume. La bouche est ample, douce et moelleuse mais manque de définition et de race. Peu être trop jeune mais j’attends beaucoup plus des cuvée numérotées que j’ai en cave. 15/20
Une série originale et une vraie découverte pour moi que ces vins d’Autriche. Des vins un peu stéréotypés, gaz, forte acidité mais pas trop de sucre à l’inverse du voisin allemand et je ne parle même pas de notre Alsace bien aimé qui regorge de trésor à bien moins chers (9 euros à 25 euros pour cette soirée)
Stéphane
Soirée à deux thèmes préparée par Eric.
Toutes les bouteilles sont dégustées en aveugle.
Crémant du Jura – André et Mireille Tissot
Gras en bouche avec une belle finesse dans la bulle. Le fond est toutefois aromatiquement un peu vieux et passé ! J’ai déjà beaucoup mieux gouté ce crémant par deux fois. J’ai déjà remarqué de grande hétérogénéité dans les mises alsaciennes de crémant, le Jura ne semble pas épargné.
Côtes du Jura tradition 2005 – Baud père et fils
Nez sur le curry, la morille fraiche et la pomme verte. Dense en bouche avec beaucoup de fraicheur et une acidité saline du plus bel effet. Finale moyennement longue sur le pain de mie. Ouch, la grosse surprise car ce domaine ne semble pas connu du tout. Bon c’est un 2005 mais tout de même, bravo ! 16/20
Côtes du Jura tradition 2006 – Berthet Bondet
Nez sur une oxydation fine et complexe. L’oxydation est progressive en bouche pour quasiment disparaitre en finale. Parait beaucoup plus simple que le précédent mais aussi plus brouillon. J’ai là encore un bien meilleur souvenir d’un 2000 que je dois encore avoir en cave. Le potentiel est là, il faudra attendre certainement. 14.5/20
Arbois Savagnin 2004 – Domaine de la Pinte
Nez sur la racine, le céleri, l’asperge. Bouche douce et soyeuse, ronde mais manquant de profondeur. Finale sur le caramel. Le millésime est passé par là, au nez et en bouche. Une maturité perfectible ? 14.5/20
Arbois cuvée sélection 2006 - André et Mireille Tissot
Nez sur le curry mais aussi le chocolat apporté par la barrique, les épices douces et la pomme. L’acidité est franche rendant le vin vif et tranchant et très précis. La bouche est saline et la finale est marquée par des tannins provenant certainement eux aussi du fût. Pour moi, la bouteille de la soirée. 16.5/20
Arbois Pupillin 2000 – Fruitière viticole de Pupillin
Oxydation franche au nez avec une pointe de volatile ou d’alcool. Même sensation en bouche avec une acidité vraiment mordante. Une bouteille en fin de vie. 13/20
Arbois Pupillin 2000 – Pierre Overnoy
Nez pas très net. Bouche pleine mais d’acidité certainement malique tant la tension est désagréable. Pas brillant comme cuvée ou bouteille et le deuxième Pupillin 2000 mort ou pas loin. 12/20
Arbois La Mallioche 2007 - André et Mireille Tissot
Nez sur le curcuma et autres épices. La structure est légère, ronde et plaisante. Tannique et boisé en finale. Encore une belle bouteille du domaine Tissot. 15/20
Château Chalon 1982 – Fruitière de Voiteur.
Nez vieillissant. Rond en attaque, l’acidité est très franche et vive. 14/20
Belle soirée avec deux coups de cœur pour les domaines Tissot et Baud. Les deux 2000, Puppilin pour l’occasion sont vraiment faible en comparaison des autres dans la série.
J’ai un faible pour les vins non ouillés de cette région, préférant largement les chardonnays du voisin bourguignon.
désolé pour la photo mais il est quasiment impossible d'en prendre une bonne chez Florian.
Stéphane
Soirée Vouvray avec pour faire simple, quelques vins du Domaine Huet à Vouvray.
AOC
Le vignoble vouvrillon situé
à l'est de Tours sur la rive droite de la Loire, s'est développé à partir de l'an 372 avec la fondation du monastère de Marmoutier par Saint-Martin.
L'appellation d'Origine Contrôlée Vouvray créée dès 1936, s'étend sur une superficie de 2 000 hectares répartis sur huit communes et représente environ 300 exploitations.
Le cépage autorisé est exclusivement le chenin blanc ou pineau de la Loire. La seule taille admise est la taille courte avec par bras un ou deux coursons de deux ou trois yeux francs, sachant
qu'une souche ne doit pas compter plus de treize yeux francs.
L'appellation des Vins de Vouvray
Le Vignoble:
En 1906 création du syndicat
des vins de vouvray.
Date de création de l'AOC Vouvray: 1936.
En 1953 née la caves des producteurs de vouvray.
Localisation:
L'appellation d'origine contrôlée (A.O.C.) comprend les villes et villages alentours qui sont Chançay, Noizay, Parçay-Meslay, Sainte-Radegonde-en-Touraine (rattachée à Tours en 1964), Reugny, Rochecorbon, Vernou sur Brenne et Vouvray.
Sols:
Coteaux pierreux composés de substrat de tuffeau. Les sols des vallées sont également composés d'argiles à silex (perruche) qui apportent un caractère minéral aux vins et de couches argilo-calcaires (Aubis) qui donnent de la puissance aux vins liquoreux.
Le vin:
L'appellation Vouvray produit du vin blanc sec, demi-sec, mouelleux et mousseux (fines bulles).
Cépage:
Le vin de Vouvray est issu du
chenin blanc (Pineau de Loire).
Superficie:
2 000 ha
Rendement / ha: 52 hl (vins tranquilles), 65 hl (vins fines bulles).
Production / an: 115 000 hl. 45% en vins tranquilles, 55% en vins fines bulles.
La maison Huet (source site du domaine)
Créé en 1928 par Victor Huet et son fils Gaston, le domaine est depuis une trentaine d'années dirigé par Noël Pinguet, gendre de Gaston Huet. Il représente aujourd'hui 35 hectares répartis essentiellement sur trois propriétés : Le Haut-Lieu, Le Mont et Le Clos du Bourg. 150.000 bouteilles par ans.
Le Mont est un domaine de 8 hectares situé sur la bordure du côteau de la Loire, en première côte. Son sol est caillouteux et composé majoritairement d'argile de couleur verte et de silice, il produit un vin élégant et féminin.
Le haut-Lieu s'étend sur 9 hectares, son sol est un sol argilo-calcaire très profond possédant une dominante d'argile marron. Ce sol un peu lourd donne en général naissance à des vins souples.
Le clos du Bourg de 6 hectares, bordé de murs de pierres est situé en première côte au dessus de l'église de Vouvray. Il était au VIIème siècle un fief de la collégiale de Saint-Martin de Tours. Son sol peu épais, dont la profondeur moyenne est d'un mètre, se trouve en contact direct avec le rocher calcaire et non actif. Le Clos du Bourg donne un vin puissant et charpenté.
Le reste du vignoble est réparti sur diverses parcelles situées à proximité des trois propriétés précédemment
décrites.
Sur l'ensemble des propriétés, nous veillons à ce que la répartition des plantations soit la suivante :
· 15 % des vignes ont un âge compris entre 1 et 10 ans,
· 35 % des vignes ont un âge compris entre 10 et 30 ans,
· 50 % des vignes ont un âge compris entre 30 et 50 ans.
Référence du domaine
-4 BD dans le Guide Bettane et Dessauve
-3 étoiles dans le Guide
Vert.
La dégustation :
1-Le Mont SEC 2007 : 8.9 gr de SR / 5.41 acidité / 12.92% 14 €
Nez réduit à l’ouverture sur le citron. Bouche glissante sur une acidité fine avec des SR perceptible en milieu de bouche. C’est souple et friand avec une longueur moyenne.
2- Le Mont SEC 2006 : 6.10 gr de SR / 4.49 acidité / 12.10% 36.209 bouteilles 13.70 €
Nez fumé sur les fruits secs et l’abricot. L’acidité est plus franche en attaque et le vin présente un surplus de densité tout en paraissant plus serré, sur la retenu. Fine minéralité naissante.
3-Le Haut Lieu SEC 2006 : 8.10 gr de SR / 4.58 acidité / 12.16% 37.019 bouteilles 13 €
Nez à nouveau sur les fruits secs, des touches florales évoluant sur des notes d’agrumes et de fumé. La bouche est homogène, cohérente, riche est saline équilibrant à merveille le sucre annoncé. Ce vouvray présente un profil assez proche d’un riesling.
4-Le Haut Lieu ½ SEC 2008 : 29.8 gr de SR / 6.06 acidité / 13.24% 19.236 bouteilles 15 €
Nez complexe sur le coing, la pomme, la banane, le miel et la par moment la fraise. La bouche est élancée en attaque puis le milieu de bouche prend de la richesse avec un beau moelleux. L’acidité est fine et discrète mais bien en place et très précise. Le vin termine plus vivement sur un profil sec.
5- Le Haut Lieu ½ SEC 2007 :21.3 gr de SR / 4.98 acidité / 12.99% 22.418 bouteilles 15.80 €
Nez floral avec du citron confit, comme Le Mont sec du même millésime. La bouche est tendue dans un équilibre moelleux. La matière est bien définie, ciselée. La sucrosité est assez prononcé sur cette cuvée et cela jusqu'à la finale qui elle présente une forte tendance grany smith dans son acidité.
6-Le Mont ½ SEC 2006 : 20.4 gr de SR / 4.45 acidité / 12.91% 10.815 bouteilles 16.10 €
Nez minéral sur des notes de sardines à l’huile. La bouche est très tendue avec un équilibre plus strict plus incisif dans un ensemble plus simple. La finale est saline mais moyennement longue.
7-Le Mont ½ SEC 2005 : 21.4 gr de SR / 4.30 acidité / 13.11% 11.780 bouteilles 17 €
Bouteille bouchonnée.
8-Le Mont ½ SEC 1999 : 34.5 gr de SR / 6.10 acidité / 12.40% 8.630 bouteilles 12 €
Nez sur le safran, le fumé, le curry. La bouche est racé, élancé mais très strict, presque raide par rapport au millésime plus récent.
9-Le Haut Lieu moelleux 2008 : 53.1 gr de SR / 6.25 acidité / 12.30% 14.972 bouteilles 19 €
Nez sur la poire et la banane. La bouche est très ample mais très fine grâce à une liqueur de même teneur. Les sucres sont encore un peu trop en surface pour l’heure.
10-Le Clos du Bourg moelleux 2007:46.2 gr de SR / 5.05 acidité / 12.58% 19.320 bout. 20 €
Nez réduit, floral, fumé avec des touches de coing. Le vin est large en attaque puis plus ramassé sur lui-même. Très aromatique avec une richesse bien maitrisée. Salinité presque mordante en finale sur une liqueur fine.
11-Le Clos du Bourg 1er trie moelleux 2006 : 65.2 gr de SR / 4.43 acidité / 12.14% 16.258 bouteilles 29 €
Nez sur le safran, le pétard, la pêche, les épices. Bouche élégante avec une acidité fine sur une impression tannique. L’ambiance est à la richesse et très sapide.
12-Le Mont 1er Trie moelleux 1996 : 67 gr de SR / 5.90 acidité / 12.99% 28.816 bouteilles 37 €
Nez fumé sur la morille, la
truffe évoluant des fruits plus confit. Bouche avec des touches de botrytis, saline et dense, puissante avec une acidité un peu en retrait dans la matière, plus diffuse.

Ma préférence va aux 1/2 sec sur cette série de bouteilles avec un faible pour le Haut-Lieu. Les vins sont cohérents dans un même millésime ce qui prouve la maitrise du domaine dans l'élaboration
des vins, pas de surprise.
stéphane