Bienvenue sur mon blog

J’habite à quelques kilomètres de Strasbourg, plein nord.
Après avoir rédigé des pages et des pages sur un célèbre forum vinique, j’ai décidé de compiler ici toutes mes notes de dégustations (enfin une grosse partie)

 

Vous trouverez au fil des articles, mes propres commentaires sur des vins dégustés en plusieurs endroits, entre amis, lors de repas avec, entre autre, l’Oenothèque Alsace, ou encore, à la confrérie Saint Etienne dans le Haut Rhin.

Ces notes sont strictement personnelles, elles n’engagent que moi et je peux me tromper sur l’appréciation que je fais d’un breuvage (il y a même de forte chance)

Vous trouverez également les commentaires de nos sessions de dégustation du club sans nom.


Les vins dégustés en 2008 sont commentés dans les pages (voir rubrique PAGE) Les meilleures bouteilles sont isolées dans un article individuel.


Vu le grand nombre de vins commentés sur le blog, ne pas hésiter à utiliser le moteur de recherche en bas de page.

 

 

 

Bonne lecture à vous qui passez me voir.

 

Stéphane

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Repas-Dégustation 2007

Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /2008 19:57

Zind-Humbrecht. Voici un nom qui ne laisse pas indifférent. Les uns vont le porter au sommet de la viticulture mondiale et les autres vont crier au scandale, à la sur-médiatisation et à l’enfonçage de porte ouverte.

 

Journée en deux temps avec une visite in situ du Clos Windsbuhl, sujet de la journée, et un repas dans la fameuse Taverne Alsacienne. 

 

Nous voilà donc, petite groupe d’amateur au sommet du Clos Windsbuhl, prêt à entendre les explications du maitre des lieux. Entretien pendant plus d’une heure sur l’achat osé de ce Clos dénommé autrefois « la petite Sibérie », les premières vinifications, le replantage des vignes, la culture biodymique. Explication de la préparation 500, c’est une bien curieuse affaire mais la vigne se porte comme un charme. Alors pourquoi pas ??

 

Nous terminons ce premier chapitre avec un Gewurztraminer Clos Windsbuhl 1996. Un jeunot au nez de fruits exotiques sur un lit d’épice. La bouche est toute en équilibre et l’acidité du terroir me donne déjà l’eau à la bouche et laisse présager de bien jolies bouteilles pour le reste de la soirée. A noter que j’ai longtemps pensé à un Pinot gris avant de voir la bouteille tant l’acidité, bien aidé par le millésime fait oublier le coté plan plan parfois rencontrer avec ce cépage.

 

La suite est encore plus forte. Arrivé d’Olivier et Léonard Humbrecht au restaurant. Quelques têtes se tournent dans le restaurant mais ce n’est décidément pas en France, et encore moi en Alsace, que ce domaine a le plus de fan.

 

Mais passons à ce Clos, ou plutôt à sa production sur un repas concocté par notre cuisinié préféré, Jean-Philippe Guggenbuhl.

 

Le Cocktail de King Crabe et Guacamole

 

Zind 2004 : Assemblage provenant du clos. Nez de pop corn, de fleur blanche, de miel et d’asperge signalant le millésime. La bouche est charnue, presque ronde en attaque mais l’acidité propre du terroir vient soutenir ce vin.

 

Riesling Clos Windsbuhl 2006 : Nez d’agrume, floral sur la pomme verte. La bouche est profonde et très dense. On perçoit une toute, mais alors toute petite rondeur de jeunesse mais cela va très vite passer. La bouche reste néanmoins tendue par cette acidité qui vous tient en halène. La finale est déjà longue.

 

Le Filet de Saint Pierre aux Cèpes d'Ici, Coulis de Mangue et Tandoori

 

Clos Windsbuhl 1994 : Une cuvée assez rare puisqu’elle ne comporte pas de mention de cépage. Cuvée mystère donc. Passé le léger boisé, le nez est marqué par l’amade, le pop corn, le tilleul. La bouche est grasse et tannique. Parfaitement sèche cette cuvée tient facilement son rang de grand vin et pourrait sans honte se placer au milieu de bourgogne. Manque un epu de longueur mais je chipote.

 

Pinot gris Clos Windsbuhl 1988 : Un gros doute sur cette cuvée, enfin plutôt son bouchon. La deuxième bouteille montrera la même faiblesse. Passé le TCA, c’est tout de même vers l’encaustique que se tourne ce vin. La bouche est moelleuse, sans lourdeur et très minérale.

 

Le Homard Breton en Gratin

 

Pinot gris vendanges tardives clos Windsbuhl 1989 : Nez de crème brulée, d’amande et d’orange. La bouche est grasse avec une acidité moyenne donnant moins de profondeur. Le milieu de bouche est lui très massif.

 

Pinot gris vendanges tardives clos Windsbuhl 1990 : Nez confit. La bouche est très grasse, ample avec beaucoup de finesse, plus que le 89. Toujours cette acidité vertébrale.

 

Pinot gris vendanges tardives clos Windsbuhl 1991 : Nez torréfié, sur le moka, le café avec une touche minérale. Trame acide encore plus profonde que le 90. La bouche est minérale, douce et très glissante. Peut être le plus abouti des trois.

 

La Sélection de Fromages de Jacky Quesnault

 

Gewurztraminer clos Windsbuhl 1990 : Nez sur les épices. La bouche est très fine, presque sèche dans l’esprit même s’il contient des SR. L’acidité est très fine et à nouveau remarquable pour le cépage. L’équilibre marque ce vin.

 

Riesling 1967 et Muscat 1967 : Bouteilles d’une autre époque, celle de la famille Meyer à laquelle appartenait le clos avant le rachat par les Humbrecht. Le riesling propose encore quelque chose. Fin rancio, bouche droite qui le rapproche d’un vieux jaune. Le muscat et lui bien mort, sur le champignon pas vraiment frais. A noter que les bouteilles n’étaient pas particulièrement en forme avec des niveaux assez bas surtout pour le muscat.

 

Le Gratin d'Agrumes, Minestrone d'Ananas au Safran et Sorbet

 

Gewurztraminer vendanges tardives clos Windsbuhl 2001 : Nez de poivre. La bouche est puissante, grasse mais un peu chaude. Cette bouteille reste toutefois très pure.

 

Pinot gris vendanges tardives clos Windsbuhl 1994 : Nez très élégant de mandarine confite. La bouche est liquoreuse, très fraiche avec un coté aérien certain. La finale est longue sur de beaux amers.

 

Riesling sélection de grains nobles Clos Windsbuhl 1989 : Nez confit, sur le miel avec une pointe d’encaustique. La bouche est moelleuse d’une belle droiture pour le niveau de richesse. Malgré sa richesse cette cuvée peut se boire comme un vin sec. Amertume en finale.

 

Une superbe soirée pour quelques privilégiés. Privilégié de pouvoir déguster autant de belles bouteilles. Privilégié de pouvoir discuter plusieurs heures avec Léonard et Olivier Humbrecht, en toute simplicité.

 

Je le dis souvent. L’enfonçage de porte ouverte à parfois du bon et c’est avec conviction que j’affirme que ce Clos donne les vins  les plus beaux d’Alsace.

 

Les vins bus ce soir ont tous le même profil. Une tension issue d’une acidité très profonde et très prenante un peu comme un Schoenenbourg (situé à quelques centaines de mètres)

 

Hunawihr, tient là en plus du Clos Sainte Hune un autre grand terroir.

 

 http://www.oenoalsace.com/

 

Stéphane

 

 

Par stéphanew - Publié dans : Repas-Dégustation 2007
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /2008 18:40
Repas autour des saveurs d’automne et du pinot gris par l’oenothèque alsace ce 20 octobre 2007 à la Taverne alsacienne.
 
 
Mise en bouche
 
 
  • Pinot Gris Les terrasses Grand cru Sommerberg 2006 Gérard Weinzorn. Nez jeune sur le pain, le beurre dans un style mur et floral. La bouche est douce en attaque mais ne manque de nerf. L’équilibre est riche mais conserve une grande pureté et surtout une très belle fraîcheur. Une belle mise en bouche que ce pinot gris miraculé d’un millésime difficile pour ce cépage. TRES BIEN
  • Pinot Gris Hinterbourg 2006 Klee Frères. Le nez est plus discret sur la nèfle et le biscuit. La bouche est tendue, droite avec un joli gras. Des notes de citron en bouche confirme ce point de vu. BIEN
 
Deux vins diamétralement différents, opulence d’un coté et droiture de l’autre. Pour ma part, une fois n’est pas coutume, je me dirige vers le premier qui joue très bien son rôle de vin de mise en bouche.  
 
Toast au Foie Gras de Canard d'Alsace, fleur de sel à la vanille, pêche des vignes poêlée
 
  • Pinot Gris 1854 Fondation 2004 Josmeyer. Nez floral, discret. La bouche est droite comme un I est soutenu par une acidité présente et désopilante. L’élégance des vins secs me ravit mais il faut avouer que ce vin n’est pas mis en valeur par le foie gras.
  • Pinot Gris cuvée Laurence 2004 Domaine Weinbach. Parfumé sur les agrumes et le coing. La bouche est droite en attaque puis prend un peu de rondeur. La bouche est complexe sur les fruits secs type amandes. Je le trouve un peu monolithique pour le moment mais il est bien jeune et il aura tout le temps de s’épanouir.
  • Pinot gris grand cru Sommerberg Les terrasses 2004 Gérard Weinzorn. La version 2004 est malheureusement défectueuse. Le vin parait toutefois plus tendu que le 2006 car plus sec.
 
Le PG de josmeyer a fait un flop sur le foie gras, trop sec et trop jeune pour y faire face. La cuvée Laurence s’en sort bien. C’est finalement un retour sur les terrasses 2006 qui nous ferra trouver l’accord du moment.
 
Trio d'entrées autour de la mer : Saint-Jacques et Cèpes, Galette de Thon, Sandre Lardé
 
  • Pinot gris réserve de Trimbach. Un jour maudit pour la maison, trois bouteilles défectueuses. Next
  • Pinot gris Clos Windsbuhl 2000 Zind-Humbrecht. Encore une porte que je vais enfoncer, mais c’est une porte de château royal. Le nez est très mur, comme toujours au domaine, sur des notes florales et beurrées. L’attaque est douce, puis arrive la cavalerie, dense, ample, avec une acidité fondue au possible. Des notes torréfiées en milieu de bouche viennent souligner une belle minéralité. Un vin techniquement non sec mais qui se boit comme tel. TRES BIEN.
  • Pinot gris grand cru Schoenenbourg 1998 Marc Tempé. Nez de miel d’acacia légèrement torréfié. Le profil est sec sur les raisins secs. Le terroir si particulier de ce grand cru ne marque pas encore trop le vin mais ce sera une grande bouteille. BIEN
 
Les trimbach étant out, il reste le Windsbuhl et le Schoenenbourg. Mon cœur balance vers le Windsbuhl qui est superbe sur les saints jacques. Le Schoenenbourg allant très bien avec le sandre lardé (surtout le lard en fait)
 
Poitrine de Volaille Souvaroff, risotto au parmesan et Purée de Potimarron
 
 
  • Pinot gris Clos Liebenberg 2003 Valentin Zusselin. Nez de fraise. Bouche souple
  • Pinot gris grand cru Furstentum 2003 Paul Blanck. Nez d’after eight, menthe chocolat. La bouche est dense, sèche, équilibré, très grasse avec une acidité de bon aloi, atypique pour le millésime. TRES BIEN
  • Pinot gris Altenbourg 1983 Paul Blanck. Très joli nez de vieil Alsace saur les fleurs sèches. La bouche est elle aussi sèche sur la menthe. Beaucoup de pureté et de fraîcheur dans cette bouteille issue d’un millésime chaud. TRES BIEN
 
 
Les vins de blanck sont magnifiques. Un étonnant 2003, tout en fraîcheur et un 1983 démontrant ou fois de plus la capacité de vieillissement exceptionnel de certain alsace.
 
Clafouti tiède à la Poire, Sorbet à la Quetsche
 
 
  • Pinot Gris Clos du Letzenberg Sélection de Grains Nobles 2005 - Domaine du Manoir. Peu de note sur ce vin, comme souvent vers la fin des repas. Le vin est équilibré, présente une belle liqueur. La finale est généreuse.
  • Pinot gris grand cru Wineck Schlossberg 1998 Vincent Spanagel. Aucune prise de note (la honte)
  •  Pinot Gris Sélection de Grains Nobles 1989 - Pierre Frick. Reprise des notes. Le vin (cette bouteille ?) présente un nez un rien poussiéreux ou peine à sortir des notes de raisins secs et de pralin. La bouche est fluide et en même temps très liquoreuse. On sent de la puissance et du caractère mais elle semble un peu fatigué .Une bouteille qui fait malheureusement son age.
 
 
 
J’ai un scoop, un pinot gris ne sent pas le sous-bois et le champignon….
Un beau repas donc, avec comme toujours une star, Le clos Windsbuhl, un mythe houspillé par son plat, le josmeyer et deux belles révélations ou confirmation, Claude Weinzorn et Klee frères.
 
Stéphane
 
Par stéphanew - Publié dans : Repas-Dégustation 2007
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /2008 18:38
Repas organisé par l’oenothèque Alsace et qui est de la partie, bibi et madame. Je vous rassure je vais aussi au restaurant sans Thierry mais bon, la prestation étant toujours au poil et les prix toujours bien calculés je ne vois pas pourquoi je passerais mon temps dans les guide pour trouver les bonnes tables. Bref, RDV au Restaurant du Château d’Audlau qui se trouve, comme son nom l’indique à Barr. Restaurant tenu par Christian Boulard.
Comme souvent, trop souvent, pas de grandes notes car toujours plongé dans l’assiette pour voir s’il n’y a pas de viande que ma femme s’interdit de manger. 
 
 
 
Première série de trois vins servit à l’aveugle. Le but de la manœuvre était de retrouver le terroir après les explications de Thierry. J’ai trouvé en 2 secondes le Kastelberg, les deux autres sont moins évident bien que théoriquement différents. Trop jeune, pas concentré sur la dégustation!! Ou les verres INAO, c’est que l’on s’habitue au Spigelau.
 
Terrine d’agrumes et sauce à la menthe.
 
  • Riesling grand cru Kastelberg 2004, Guy Wach. Le nez est discret, épicé fumé puis prend des notes de pierres chaudes mouillées. Le nez évolue ensuite sur les fruits rouges façon bonbon. La bouche est fine en attaque et grasse en milieu de bouche. La finale est de longueur moyenne.
  • Riesling grand cru Moencheberg 2004, Guy Wach. Le nez est également discret sur la noisette grillée et la menthe. La bouche est plus souple en attaque avec un milieu de bouche également plus rond. Ron ron qu’il fait le vin. La finale est fine.
  •  Riesling grand cru Wiebelsberg 2004, Guy Wach. Le nez est a nouveau discret sur les agrumes. La bouche est tendue et assez minérale. La finale est plus massive. Un riesling classique pour les amoureux du genre.
 
Deuxième série de vins servit à découvert. Les jeunes.
 
Bavarois d’écrevisses au bibeleskaes.
 
  • Riesling grand cru Moencheberg 2004 Armand Gilg. Le nez est très parfumé sur les amandes et la menthe. Sec et fin en attaque il se montre un peu souple en milieu de bouche avec des notes minérales et grillées. La finale est moyenne.
 
  • Riesling grand cru Wiebelsberg 2002 de Boeckel. Ou plutôt Wibelsberg sans le « e », c’est comme cela chez Boeckel. Le nez est minéral et fumé. La bouche est un peu marquée par le caramel. L’acidité est longue donnant beaucoup de race à ce vin. Mais les aromes signent une évolution un poil avancée.
 
  •  Riesling grand cru Kastelberg 2004, Klipfel. Nez explosif de fruits. La bouche est plus rustique. Du très classique, pas mal fait mais ne procure pas grand-chose comme sensation.
 
 
Troisième série de vins servit à découvert. Les vins plus sages.
 
Paysanne de sandre au macis.
 
  • Riesling grand cru Wiebelsberg 2003 Lucas Rieffel. Nez mêlant citron et note de jasmin. Bouche droite en attaque et plus ronde en milieu de bouche. L’ensemble est marqué par une pointe de réglisse.
 
  •  Riesling grand cru Wiebelsberg 1998 de Marc Kreydenweiss. Fleurs sèches et notes évoluées au nez. C’est pas que je n’aime pas ces senteurs mais sur un 1998 !!
 
  • Riesling grand cru Kastelberg 1999 de Remy Gresser. Le nez est marqué par des notes d’encaustiques. L’attaque est grasse puis gagne en tension en milieu de bouche. Un vin austère mais semble t-il assez typique d’un domaine que je ne connais pas. La finale est par contre assez courte.
 
Le vin suivant est servit à l’aveugle avec comme seul indice « un millésime plus ancien ». Je trouve assez facilement, et je ne sais pas pourquoi, le Wiebelsberg mais si j’annonce courageusement un millésime des années 70.
 
  • Riesling grand cru Wiebelsberg 1985 de Remy Gresser. Le nez est net sur les fleurs avec des touches de miel. La bouche est droite, sèche avec une palette aromatique très expressive. La bouche est tendue et toute la classe du grand cru est au RDV.
 
Et pour finir….
 
Croustillant de mangue au jasmin.
 
  • Riesling grand cru Kastelberg sélection de grains nobles 2001, Guy Wach.  Le plus marquant dans cette bouteille est le nez captivant sur le safran. La bouche n’est pas en reste, elle est liquoreuse à souhait et de grande classe. Bon je n’ai pas pris de note.
 
Essai de synthèse. Le kastelberg est un vin binaire. Avec lui c'est on/off. On aime ou pas. Un vin de caractère. Le wiebelsberg a une acidité un peu plus en avant donnant beaucoup de fraicheur. Le moencheberg est un peu plus lourd et plus passe partout que les deux autres. J'aime les trois  avec une petite préférence pour le Wiebelsberg même si le Kastelberg donne de très grandes bouteilles
  
Par stéphanew - Publié dans : Repas-Dégustation 2007
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /2008 18:34
Me voici donc pour la troisième année, participant à ce repas exclusivement dédié au roi d’Alsace, j’ai nommé le riesling. Cépage polymorphe pouvant jouer le dur à cuire dans son expression sèche ou pouvant vous envoûter par sa rondeur.
 
Une sélection de 15 bouteilles et de 5 plats.
 
Bar sauvage fumé & poêlé, Salade de Lentilles
 
  • Riesling 2006 Klee frères : Nez très frais et jeune d’agrume et d’amande. La bouche est tendue, sèche voire très sèche sur les fruits exotiques. Belle pureté, superbe bouteille au rapport Q/P assez extraordinaire.
  • Riesling Clos de la Folie Marco 2006  Pierre Hering : Nez intense, plutôt floral mais assez semblable dans l’esprit à celui des Klee Brothers. La bouche est toutefois un peu plus simple.
  • Riesling Grand Cru Engelberg 206  André Pfister : Nez minéral et floral. Une belle matière et surtout plus de profondeur que les deux précédents. La notion de terroir est bien là dans la structure et la complexité du vin.
 
OliH, présent à cette édition, voulait faire honneur à la région. C’est pourquoi il n’est pas venu les mains vides mais avec un allemand, un vin pas un gars.
 
  • Kunstler Hochstein Hölle 2006 Rheingau : Nez sur le bonbon et le sucre d’orge. La bouche est presque sèche et minérale. La fin de bouche est un poil lourde sur des notes de réglisse fine.
 
 
Terrine de Foie Gras d'Oie à l'Alsacienne
 
  • Riesling Grand Cru Altenberg de Bergheim Vendanges Tardives 1998 Marcel Deiss : C’est long mais c’est comme ça. Nez très marqué par le cacao Van Houten et l’orange. La bouche est ample mais manque de finesse. Elle en devient presque monolithique. Pas la grande classe que cette bouteille (Il doit avoir les oreilles qui sifflent)
  •  Riesling Cuvée Frédéric Emile Vendanges Tardives 1998 – Trimbach : Nez de fruits exotiques et d’agrumes confits. La bouche est fine avec un classieux moelleux en milieu de bouche. De la classe et la longueur. Que demande le peuple.
  • Riesling Herrenreben Vendanges Tardives 1998 - Henri Schoenheitz : La couleur est plus pale que les précédents. Le nez est fin, précis et subtil. La bouche est droite avec une liqueur très fine. Le vin se boit dans un esprit sec. Beaucoup de fraîcheur. Une cuvée moins complexe mais qui se boit à grandes gorgés.
 
 
Saint-Pierre au Beurre citronné, Wok de Légumes
 
  • Riesling grand cru Brand 1996 Zind-Humbrecht : Le nez de truffe s’ouvre rapidement sur des notes torréfiées. L’ensemble semble très mûr. La bouche est complexe, grasse avec des notes beurrées et une acidité fondue. Belle minéralité. Une grande bouteille et un 96 atypique.
  • Riesling Sainte hune 1994 Domaine Trimbach : Le nez est comme souvent sur cette cuvée, floral et pierreux. La bouche est du même calibre, droite, sèche et minérale. Pas très austère pour une fois malgré la présence du Brand très charmeur. La fin de bouche est fraîche et mentholée. Une Sainte Hune qui commence à s’exprimer.
  • Riesling Grand Cru Altenberg de Bergbieten Cuvée Henriette 1993 - Frédéric Mochel : Nez sur le croûte de fromage avec un coté végétal. La bouche est tendu mais me semble un peu vieille. Le terroir pourtant puissant de l’Altenberg ne semble pas prendre le dessus sur cette cuvée.  
 
Les Fromages de Jacky Quesnot
 
  • Riesling Grand Cru Osterberg Vendanges Tardives 1988 - Cave de Ribeauvillé : Nez sur la menthe et les agrumes. La liqueur est fine, l’ensemble est encore bien frais et présente une belle densité. Cette VT de 19 ans se boit quasiment sec.
  • Riesling Sélection de Grains Nobles  1989 - Léon Beyer : Nez floral évoluant sur le goudron puis la poire. La bouche est ample, de liqueur moyenne. Un grain noble d’autrefois aux accents de VT actuelle.
  • Riesling Vendanges Tardives 1983 - INRA : Nez vieux sur le cuir. L’acidité est un peu marquée sur cette cuvée. L’ensemble est néanmoins droit et minéral.
 
Déclinaison d'Agrumes
 
  • Riesling Grand Cru Schlossberg Vendange Tardive "Trie Spéciale" 2004 - Domaine Weinbach : Le nez est jeune, sur les fruits blancs. La bouche est d’un équilibre superbe, pas le moindre défaut, pas un faux pli sur cette cuvée qui montre une fois de plus la classe de ce domaine.
Nous avons également dégusté le Riesling Sélection de Grains Nobles 2001 - Jean-Louis Schoepfer et le Riesling Sélection de Grains Nobles 2002 de Sipp Mack.
 
Stéphane
Par stéphanew - Publié dans : Repas-Dégustation 2007
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /2008 20:17
Le repas de l’année. Voici la première chose qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai vu le menu et les vins prévus pour cette soirée entièrement consacrée au domaine Josmeyer.
La table est comme souvent la Taverne Alsacienne ou Jean-Philippe a de nouveau fait des merveilles en terme d’accord mets/vins.
 
Rapide présentation du domaine par Thierry Meyer et petits mots de Jean Meyer et Christophe Erharht.
 
  • Fleur de Lotus 2005. Assemblage à forte proportion de gewurztraminer. Le nez est encore un peu fermentaire mais l’air lui fait du bien. Le nez prend des notes florales très fraîches et fines pour finir sur des notes de fruits plus jaunes. La bouche est fraîche, souple et sèche avec une pointe de gaz. La profondeur est moyenne signant un vin aérien d’entrée de gamme qui place pourtant la barre très haute.
  • Pinot Blanc 2004 Les lutins. Nez surprenant de biscuit, de pain frais avec des notes beurrées, accentuées par des fruits rouges. La bouche est droite, sèche avec du gras. Le milieu de bouche est très nerveux pour le cépage avec une bonne profondeur et une densité franche. Une superbe bouteille.
  • Muscat 2005. Curieux de recroiser cette bouteille que nous avons bue à la maison il y a quelques temps (CR sur DC) Le nez est floral avec des touches de fruits blancs de poivre blanc et de menthe. La bouche est de belle allonge mais ne présente pas la même tension que le pinot blanc. Il souffre de passer derrière lui. La bouche est assez simple. Un bon muscat de soif mais pas le plus grand en 2005.
  • Riesling grand cru Brand 2004. Le nez est très fin, comme le veut ce grand cru, sur les agrumes, les pierres, évoluant sur des notes florales. L’anis vient également compléter le tableau. La bouche est fine en attaque, minérale, avec une acidité droite et présente mais toujours classe. Un vin encore sur la réserve qui plaira aux amateurs de finesse et d’expression de terroir.  
  • Riesling grand cru Hengst 2004. le nez est fumé sur le pain avec des senteurs torréfiées et épicées sans que cela ne devienne lourd. La bouche est plus massive tout en restant fine et éclatante. L’acidité vient en milieu de bouche comme tous les calcaires. Un vin au profil radicalement opposé au Brand. Deux grands crus distant de seulement quelques kilomètres qui ne racontent vraiment pas la même chose.
  • Riesling les Pierrets 2003. Le nez est dense sur les fruits rouges. La mise en bouche est plus ronde un poil moins profond mais qui est diablement minérale et aucune lourdeur ne vient contrarier l’ensemble. Un très beau 2003.
  • Pinot gris grand cru Brand 2002. Nez marqué par la truffe et les fruits exotiques. L’attaque est ample avec une acidité fine et longue donnant beaucoup de classe. Des notes d’écorces d’oranges donnent une jolie finale.
  • Pinot gris 2001 « 1854 fondations ». Nez discret au service, sous-bois et truffe. La bouche est droite et fine, taillé comme un riesling. Beaucoup d’ampleur en milieu de bouche. L’ensemble est quasiment sec et annoncer pinot gris sur ce vin est un gage. Très belle réussite du domaine.
  • Riesling grand cru Hengst samain 2000. Nez de tabac marqué par la minéralité. La bouche est ronde, souple et assez typique du millésime souvent très mûr. L’ensemble est très gras et présente beaucoup de concentration.
  • Riesling grand cru Hengst samain 1997. Nez crayeux sur la truffe avec une pointe fumé le tout évoluant sur les fruits jaunes. La bouche est beaucoup plus droite et sèche que le 2000. La rondeur ne vient qu’en milieu de bouche. Notes de caramel. Très joli vin qui sublime les fromages présentés à table.
  • Gewurztraminer grand cru Hengst 2001 vendanges tardives. Nez sur la truffe, le litchi les épices avec un coté un poil lactique. Bouche très fluide sur l’anis. Très belle fraîcheur pas de lourdeur pas de faux pas que de la classe.
  • Gewurztraminer sélection de grains nobles 1995. nez de moka, de pain grillé de safran, le tout puissance dix en terme de maturité. La bouche est grasse en attaque avec un équilibre diabolique entre la fraîcheur et la tension et les 80 grammes de sucre. De l’ampleur de la profondeur et de la finesse. Que cette bouteille résume bien le domaine.
 
 
 
 
Pour moi, l’idée de grand domaine ne peut se faire sans l’idée de régularité intra et inter millésimes et cuvées.
Cette soirée a vu passer 8 millésimes, quasiment tous les cépages, tous les degrés de maturité et pourtant je ne vois aucune brebis égarés, sauf peut-être le muscat mais je suis dur.
Tous les vins sont francs et friands mais avec beaucoup de complexités et d’élégance. Le réveil fût très facile, même pas l’ombre d’un mal de crâne. Comment ne pas aimer ce domaine ?
 
On parle souvent des 3 fantastiques (Weinbach, Deiss et ZH) mais je vais dès à présent parler des 4 fantastiques tant le domaine Josmeyer mérite sa place de *** (ou de ***** ça dépend des guides) Thierry si tu m’entends !!!
 
 
Ce repas fut mémorable, tant par les vins que les plats que par l’ambiance générale.
Comme les stars de Cannes je souhaite remercier Thierry Meyer, Jean-Philippe, le domaine Josmeyer, les verres Spiegelau, Mary (mon chauffeur et épouse)
 
Stéphane
 
 
 
Par stéphanew - Publié dans : Repas-Dégustation 2007
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