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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 18:38

Le domaine Paul Blanck porte ce nom depuis les années 1930. En effet c’est Paul, le grand père de Philippe et de son cousin Frédéric qui tenait le domaine en ce temps. Bernard et Marcel (fils de Paul) ont contribué à la grandeur du domaine en imposant comme une évidence le Schlossberg au statut de Grand cru en 1975, le premier en Alsace. Les deux cousins qui gèrent actuellement le domaine, y sont depuis 1985, Philippe à la commercialisation et Frédéric à la cave.

 

La carte des terroirs est absolument divine. Imaginez, Schlossberg, Wineck-Schlossberg, Sommerberg, Mambourg et Furstentum au sommet de la carte sans oublier les Rosenbourg, Patergarden ou encore l’Altenbourg le tout dans un caveau !!

 

Philippe Blanck est de ces hommes qui n’hésitent pas à ouvrir la cave du domaine familiale pour partager l’histoire de sa maison vigneronne forte de plusieurs siècles d’histoire. Et point n’est besoin de carte de presse pour partager avec lui et des amis quelques joyaux de la cave, la passion et l’envie de découvrir suffit.

 

J’avais convenu avec lui de faire deux verticales, une sur le riesling emblématique provenant du Schlossberg, et l’autre sur l’un des meilleurs pinot noir d’Alsace qui prend toute sa force dans le Furstentum auquel il ne peut prendre que l’initiale. J’ai eu le privilège de faire la sélection des millésimes et je n’ai pas forcement tapé que dans les meilleurs. 1984 va donc côtoyer 1990 dans une même série.

 

Nous commençons par un tour du terroir en extérieur ce qui par -10°C est vraiment un défit mais que ce coteau, cette enfilade de terroir, est beau à voir, à sentir. Schlossberg, Furstentum, Mambourg…..slurp.

 

Avant de se mettre au chaud, un tour des installations et une prise de contact rapide avec le millésime 2011. Point de note mais la carte bleu va chauffer sur ce millésime.

 

Commençons par le Riesling Schlossberg qui repose à une altitude de 200 à 300 mètres sur les migmatites de Kaysersberg et le granit intrusif de Thannenkirch, dont les arênes constituent un terroir d'excellente fertilité minérale, sableux grossier et argileux à la fois.
En forte pente, le Schlossberg nécessite une culture en terrasse (source www.blanck.com)

 riesling schlossberg paul blanck

Alsace grand cru Schlossberg Riesling 1979 Domaine Paul Blanck. 

Nez qui a bien évolué sur des notes de cire, d’encaustique, de miel, et de pétrole à l’ouverture. La bouche est souple, mûre avec une acidité fine, enrobé, soyeuse et des touches de cuir neuf, de thé vert dans un profil sec et gras. Finale aromatique sur le caramel blond, le pralin. BIEN+

 

Alsace grand cru Schlossberg Riesling 1984 Domaine Paul Blanck. 

Nez austère un peu plus vieux et rustique que le 79 sur des notes de pierre à fusil. L’acidité est mordante, verte avec une impression saline, crayeuse, tactile qui tire sur le métal. Le milieu de bouche est plus gras, plus aimable. BIEN-

 

Alsace grand cru Schlossberg Riesling 1986 Domaine Paul Blanck. 

Nez complexe sur les fleurs sèches, les terpènes, les herbes aromatiques et l’encaustique. La bouche présente une grosse fraicheur mais plus mure que le 84 donnant un vin très droit, rectiligne où rien ne dépasse. Sec, droit et strict et finalement très plaisant. BIEN+

 

Alsace Clos Sainte Hune 1986 Domaine Trimbach.

Pour ne pas parler que de ses vins, Philippe a apporté une bouteille de Sainte Hune pour étalonner nos palais. Nez sur les fruits secs, discret, délicat avec des touches de pierre. La bouche est large, profonde, compact et dense avec du gras et une acidité puissante. Un vin qui ne va pas s’ouvrir pendant notre dégustation mais qui devrait être plus parlante après un tour en carafe. NN car pas le sujet.

 

Alsace grand cru Schlossberg Riesling 1987 Domaine Paul Blanck. 

A l’ouverture le nez est proche du pétrole puis devient plus musqué, floral, herbacé, printanier et sacrément précis et charmeur. La bouche est grasse, onctueuse dans l’attaque avec une acidité fondue, digeste, sur l’orange. A nouveau la finale sur le caramel blond. TRES BIEN

 

Alsace grand cru Schlossberg Riesling vieilles vignes 1989 Domaine Paul Blanck. 

Nez complexe, mur, confit sur l’écorce d’orange et les épices. La bouche est très mure, profonde, très homogène, enrobée, grasse et structuré à souhait. Finale superbe de longueur et de raffinement. TRES BIEN+

 

Alsace grand cru Schlossberg Riesling vieilles vignes 1990 Domaine Paul Blanck. 

Nez curieux sur la sauce soja, les épices. La bouche est à nouveau très ample avec une acidité très franche mais dans la masse rendant le breuvage très charmeur, opulent, large qui avance comme un camion. Encore un bloc compact qui est loin de dépérir. EXCELLENT

 

Alsace grand cru Schlossberg Riesling vieilles vignes 1995 Domaine Paul Blanck. 

Nez exubérant, exotique avec des relents torréfiés. La bouche est glissante présentant une structure de liqueur sans les excès de sucre. Notes de miel et d’agrumes sur une grosse acidité apportant de la fermeté et du nerf. TRES BIEN

 

Alsace grand cru Schlossberg Riesling vieilles vignes 2000 Domaine Paul Blanck. 

Bouchon chevillé, vin oxydé.NN

 

Les Schlossberg gouté sont frais, élancés, droits et tendus et tiennent bien la route même si quelques acidités sont un peu vertes sur les millésimes les plus difficiles comme 84 ou 86 dans une moindre mesure.

 

Après une belle série de pinot noir de granit chez Henri Schoenheitz j’avais à cœur d’en faire une sur les calcaires et les marnes du Furstentum.

 

Alsace Pinot noir « F » 2005 Domaine Paul Blanck.

Nez sur l’orange puis la griotte et le cassis. La bouche présente des tannins gras, murs et enrobés dans une structure plus ferme, précise, solide avec beaucoup de mâche et de profondeur avec juste ce qu’il faut de puissance et de sapidité. Une belle entrée en matière. EXCELLENT

 

Alsace Pinot noir « F » 1998 Domaine Paul Blanck

Nez sur la viande, le sang et les fruits plus cuits, compotés. La bouche est fluide avec des tannins fins en attaque sur une fine acidité. Ces tannins font être plus punchy, plus astringents sur le milieu et la fin de bouche. Touche de chocolat qui signe un millésime chaud mais la structure n’a pas suivie. BIEN+

 

Alsace Pinot noir « F » 1993 Domaine Paul Blanck.

Nez sur le sirop de fruits rouges avec une toute petite touche sanguine mais moins marqué que sur le 98. La bouche est souple avec des tannins discrets, fins, élégants fondus dans la structure du vin ou l’on sent la puissance du terroir. Vin complet, homogène. TRES BIEN+

 

Alsace Pinot noir « F » 1990 Domaine Paul Blanck

Nez puissant et très mur sur la cerise en confiture, les fruits à noyau mais aussi la quetsche. La bouche est soyeuse, élégante mais également ferme et imposante un peu comme peut l’être ou sera le 2005. Une main de fer dans un gant de velours avec des tannins présents mais polis par les années. EXCELLENT

pinot noir F 1990 Paul Blanck 

Alsace Pinot noir « F » 1989 Domaine Paul Blanck

Nez sur les herbes aromatique avec des touches de fruits à noyau. La bouche est sphérique, légère tout en finesse et délicatesse rendant ce pinot noir très tactile et présent en bouche. Etonnamment pas un monstre de concentration. TRES BIEN

 

Alsace Pinot noir « F » 1988 Domaine Paul Blanck.

Nez torréfié et herbacé. La bouche est fluide sur la réglisse avec des tannins gras dans une bouche opulente absolument pas ternie par les tannins légendaire de ce millésime. BIEN+

 

Alsace Pinot noir « F » 1983 Domaine Paul Blanck.

Nez sur le menthol, la prune, la croute de pain, la réglisse. La bouche est grasse, souple avec des tannins précis et quelques touches de sous-bois qui trahisse à peine les presque 30 ans de cette bouteille. BIEN

 

Les pinots noirs « F » sont très précis, bien assis sur une forte structure mais ne dérive jamais sur le sec ou le lourd. Des vins sérieux, pleins de sèves et de jus au fort potentiel de vieillissement.

 

Pour finir sur un blanc, Philippe nous propose cette demi bouteille, non commercialisé si mes souvenirs sont bons.

 

Alsace grand cru Schlossberg Riesling vendanges tardives 1988 Domaine Paul Blanck. 

Nez sur la pêche, la cire, le raisin de Corinthe. La bouche est aérienne toute en dentelle et en finesse avec un coté extraordinairement buvable et accessible sans prise de tête. Pas la plus grande VT mais c’est rudement bien fait et plaisant. Vin de soif !! BIEN+

  

Un grand merci à Philippe Blanck pour son accueil et pour ces bonnes bouteilles.

 

Stéphane

 

 

 

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