750 grammes
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Moulin à vent 1949 Domaine Bouchard Père et Fils. Boire un beaujolais de 62 ans doit être le plus beau pied de nez dans la vie d’un amateur de vin. Combien de personnes ont à l’esprit le potentiel de garde des vins de cette région qui depuis de nombreuses années a prit comme banderole le primeur, la course à la jeunesse et au toujours plus vite. Je n’ai jamais bien compris le but de ces primeurs, nous ne sommes plus en temps de guerre et nous n’avons plus besoin de vin de soif dans ces quantités là.

 moulin-a-vent-1949-bouchard-P-F.jpg

Le contexte : Repas dominical avec deux couples d’amis, bonne ambiance et volonté personnelle de faire découvrir au moins un vieux truc dans la journée.  Premier essai peu concluant avec un Meursault Casses Tête 1990, passé pour ne pas dire mort avec des relents de vieux bouchon humide. Second essai avec un Julienas 1961. Idem, robe acajou très claire et plus rien de beau à raconter. Nom de Dieu, la poisse….Et puis ce Moulin, prit à la volée dans le casier. Belle AOC, beau Domaine, beau niveau, millésime immense, je ne peux pas perdre trois fois de suite, ce n’est pas possible ni envisageable.

 

Le contenant : Une bouteille brune (comme les mises belges) au cul profond présentant à l’autre extrémité un col étroit le tout dans un verre plein de défaut (une bouteille pour DSK) Le bouchon tire encore bien, il casse d’ailleurs en deux devant mon enthousiasme à vouloir l’extraire de son logement.


Le contenu : La robe est d’un rouge sublime, à peine marqué par les années. Le nez est dans un premier temps marqué par la basse cours, mais on sent poindre rapidement des notes épicées, végétales dans le genre tisane. La bouche est franche avec une bonne acidité dans un ensemble rond, tapissé par des tannins fermes et plaisant. Relent très net de poivre noir dans cette bouche structuré, droite et vivante. Les quelques points négatifs sont rapidement pardonnés au regard du challenge que représente la dégustation d’une telle bouteille. Un grand bonheur pour moi d’avoir fait partager cette bouteille et d’avoir permis à mes amis de rentrer dans le club des ’49.

L’état de ce vin est vraiment exceptionnel, aussi on peut se demander s’il ne contient vraiment que du Gamay ! Il paraît que non. Exceptionnel.

Stéphane

Tag(s) : #Divers Bourgognes

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