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Stéphane Wasser

Stéphane Wasser

Le monde du VIN est passionnant, mes plus belles découvertes sont ici !!


les rieslings de Paul Blanck

Publié par stéphanew sur 3 Mai 2008, 07:26am

Catégories : #avec l'oenothèque Alsace

Dégustation ce samedi 26 avril 2008 ayant pour thème le domaine Blanck. Les rieslings du domaine Paul Blanck pour être plus précis.

Ce domaine possède pas moins de 5 grands cru, Sommerberg, Mambourg, Wineck-Schlossberg, Schlossberg et Furstentum et de très beaux lieux dits comme l’Altenbourg.

De ses 5 grands terroirs d’alsace le domaine sort 4 rieslings assez différents dans leur expression et surtout dans leur capacité à transcender un millésime.

Multiplier les 5 grands crus par les 4 cépages autorisés, même si tous les cépages ne sont pas sur chaque GC, et vous pouvez vous imaginer l’intérêt très important que suscite ce domaine pour un amateur d’Alsace. Rajouter pour finir des tarifs improbables (dans les 17 euros la quille de riesling) et vous tenez là un domaine incontournable de l’est de la France.

 

Thierry commence par nous expliquer le pourquoi de la mosaïque alsacienne avec pour support GoogleEarth.

Mais passons plutôt aux vins. Ils sont servit par millésime et se sont essentiellement des Schlossberg et des Furstentum qui nous attendent. Alors Granit ou Calcaire, finesse ou puissance.

 

 

Schlossberg 2004 : Le nez est grillé, fumé sur les agrumes confit. La bouche est très légèrement ronde en attaque mais devient vite ample et finement grasse avec une acidité fine. Dans un style aérien. La finale est longue est prometteuse. Un classique du terroir et une belle réussite pour le domaine. 15/20

 

Furstentum 2004 : Le nez est discret, pierreux sur la pêche et le miel. Le vin est plus large en attaque sans être toutefois trop massif. Le milieu de bouche est beaucoup plus profond avec une réelle sapidité qui donne de la complexité et du caractère au vin. Il semble bien plus dense. La finale est également un cran au dessus. Superbe 16/20

 

Wineck Schlossberg 2004 : Nez sur la gentiane, sur l’asperge, le persil. La bouche est un peu plus ronde et semble aller moins loin en bouche. Le terroir est sans doute moins complexe dans ce coin de l’Alsace. Il faut dire que les deux précédents ont placé la barre assez haute, que faire contre le Schlossberg ou le Furstentum . Un cru pour attendre les autres. 14/20

 

Schlossberg 2002 : Nez minéral sur les pierres mouillées et le silex sur de beaux agrumes fins. La mise est presque sèche (elle le deviendra) et gagne en tension et en ampleur sans pour autant devenir envahissante. Beaucoup de classe et de distinction dans cette cuvée qui trouve là un bel équilibre. A attendre encore quelques années mais les plus pressé pourront se faire plaisir dès aujourd’hui. 15/20

 

 

Furstentum 2002 : Nez sur les fruits jaunes bien juteux. La bouche débute par un brin de rondeur pour se montrer de suite ample et profonde avec une puissance toute maîtrisée mais bien présente. Beaucoup de matière dans ce jus qui fait très facilement oublier les 9 gr de sucre restant. Sans doute la grande bouteille des années 2000 chez Blanck. 17/20

 

Sur ces millésimes classiques, le Furstentum et le Schlossberg sont au coude à coude. Je préfère néanmoins le Furstentum qui est beaucoup plus dense et semble plus complexe que le Schlossberg. Le Wineck-Schlossberg est vraiment un cran en dessous.

 

 

Furstentum VV 1996 : Nez sur la cire, la truffe l’encaustique assez typique du millésime en Alsace. La bouche est grasse et riche mais moyennement longue. Seule l’attaque est un peu vive. J’ai eu la bouteille la plus fatiguée des deux mais cette cuvée n’est pas à la fête. A boire, je pense. 14/20

 

Sommerberg 1996 : Nez floral très frais. Bouche juteuse sur les fruits jaunes l’ensemble parait plus simple que sur le Furstentum mais paradoxalement plus en forme, moins déséquilibré, plus harmonieux. Fin de bouche un peu sèche. 14.5/20

 

Le Sommerberg remplace ici le Schlossberg dans le coin des Granit. Dans ce millésime froid, mais sain, il s’en sort beaucoup mieux et ira plus loin que le calcaire qui a souvent besoin de plus de temps et de soleil pour arriver à maturité.

 

Schlossberg 1986 : Nez sur la menthe fraîche, les fruits jaunes avec un rien de réglisse. La bouche est fine et longue, élégante, aérienne mais tendue. Belle précision en bouche pour ce petit millésime. Ce n’est pas la bouteille du siècle mais j’aimerais en avoir quelques unes en cave. 14.5/20

 

Furstentum 1986 : Nez discret mais semble plus simple et classique sur les agrumes. La matière est assez grossière et l’ensemble est un peu bancale sur une acidité pas très mur. Les raisins ne devaient pas être trop cuits cette année là !! 13/20

 

Autre millésime moyen pour ne pas dire pas bon. Les granits du Schlossberg arrivent à tirer leurs épingles du jeu, mais le Furstentum et ces calcaires avides de calories est à la ramasse.

 

 

Schlossberg VV 85 : Nez de menthol, de cuir un rien fumé. La bouche est bien définie mais reste assez superficielle. La fin de bouche est moyennement longue et un peu sèche sur le poivre blanc. 14/20

 

Furstentum VV 85 : Nez sur l’amande, le bonbon créma, le miel et l’encaustique. Beaucoup de classe et de précision dans cette cuvée. Tout est en place, matière énorme, fin de bouche longue et puissante. Une cuvée très, très racée et une très grande bouteille pour le domaine. Peut être celle des années ’80. 18/20

 

Sur 1985, belle année par chez nous, le Furstentum l’emporte encore une fois sur le Schlossberg.

 

Furstentum 1983 : Nez discret, frais sur le menthol évoluant sur des notes fumés, petite note de levure. L’acidité est assez marquée et l’ensemble est presque tannique, serré.  La fin de bouche est minérale mais assez courte. 14/20

 

Schlossberg 1983 : nez muet évoluant avec peine sur des notes de noisettes. Un peu plus de gras en bouche de léger amer en finale. Un vin plus fin mais lui aussi assez court. 15/20

1983, très grand millésime en Alsace et oh surprise c’est le Schlossberg qui est devant le Furstentum qui avait pourtant son quota de soleil. Curieux. L’exception qui confirme la règle.

 

 

 

Furstentum 1980 : Nez assez végétal dans le style sauvignon. La bouche est aqueuse avec une acidité très vive. Malgré cela on arrive a retrouver la profondeur du terroir. A boire sans tarder. 13/20

 

1980, pour l’histoire.

 

Schloosberg VT 1988 : Nez de nèfle, de fraise puis de poire. Bouche très moelleuse avec un sucre très équilibré évoquant plus les SGN de l’époque que les VT. Un riesling qui ira bien sur des crustacés crémés. Une cuvée qui n’a jamais vu le jour. 18/20

 

Furstentum SGN 1985 : Nez floral mêlé de cuir. La bouche est presque sèche dans son expression. Beaucoup moins moelleuse que la VT (le millésime et pourtant beau) ce vin est très aérien et très digeste. A essayer sur des poissons nobles. 16.5/20

 

La VT est magnifique. Pourquoi ne pas avoir vendue cette cuvée. On ne va pas s’appesantir la dessus car il doit y avoir une raison valable. Les VT ont officiellement vu le jour en 1983  pour le millésime 1984, et dans ces temps là elle aurait largement au dessus du lot.

La sélection de grains nobles est plus simple en bouche mais plus vineux au nez.

 

 

Superbe après midi passé à apprendre et à comprendre les vins du domaine Paul Blanck. Une presque règle en ressort, le Furstentum a besoin de soleil pour s’exprimer et se terroir donnent le meilleurs de lui-même dans les millésimes mythique de l’Alsace. Le Schlossberg semble moins astreint au climat et s’exprimera toujours mieux que le Furstentum dans une année moyenne. Le réchauffement aidant le Furstentum à un grand avenir devant lui.

http://www.oenoalsace.com/
 

Stéphane

 

 

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