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Stéphane Wasser

Stéphane Wasser

Le monde du VIN est passionnant, mes plus belles découvertes sont ici !!


encore chez nous en octobre 2006

Publié par stéphanew sur 5 Mars 2008, 19:24pm

Catégories : #Soirées entre amis

 
 
Nouveau marathon chez les nous avec, cette fois-ci, le pinot noir comme thème central. Pour faire honneur au cépage j’ai fais mijoter toute la matinée un bœuf bourguignon qui sera accompagné d’une bonne purée maison. Les vins sont tous ouverts 3 heures avant, sauf les plus anciens, et servit en carafe.
 
 
Crevettes au curry ou à l’aneth et saumon fumé sur blinis
 
Muscat 1966 Klack-Birgert. Nez typique des vieux muscats sur les fleurs et la menthe sèche. La bouche est encore tendue et l’ensemble est encore intéressant.
 
 
Cake salé à la mozzarelle et tomates séchées
 
Bourgogne 2003 Dugat-Py. Robe aux reflets violets. Le nez est dense sur la cerise noir, les épices et un coté frais très agréable. La bouche est pleine avec une matière large aussi large que le terroir le permet. L’ensemble est ample et les tannins sont fins mais bien présents. La finale est longue et puissante.
 
Pinot noir 2003 Domaine Maurice Heckmann. La robe est rouge soutenu. Le nez est très plaisant sur le sureau et les bonbons. La bouche est souple avec des tannins quasiment inexistants marquant un élevage simple mais efficace. La finale est un peu végétale mais rien de grave.
 
 Deux belles bouteilles pour lancer le débat. L’alsace est friand et gourmand et le bourgogne de Dugat-py est plus massif et plus travaillé. Un bel exercice de vinification pour le bourgogne et un alsace qui a déjoué les pièges de la sur extraction et de l’élevage trop ambitieux des 2003.
 
Bœuf Bourguignon
 
Vosne Romanée 2002 Domaine Guyon. Nez de cerise et de framboise avec une pointe fumé. On monte en gamme, c’est très net. La bouche est souple en attaque avec un milieu de bouche très frais sur la menthe. La finale est longue est agréable. 
 
Pinot noir Rot Murlé les Terrasses 2002 Pierre Frick. Robe légèrement terne. Nez puissant, épicé aux notes de rose. Souple en attaque la bouche est assez vive et l’ensemble est marqué par son terroir avec beaucoup de densité. La finale est presque trop puissante et marqué pas les notes florales du nez.
 
Gevrey Chambertin 1er cru Petite Chapelle 2002 Domaine Rossignol Trapet. Nez sur la rose le pivoine et la réglisse. La bouche est ample et souple en attaque mais le milieu de bouche est un peu rêche se qui rend le vin un peu austère. Je suis peu être passé à coté mais le vin ne se goûte pas très bien en ce moment.
 
Clos Saint Denis 2002 Georges Lignier. Le nez est minéral, marqué par le terroir avec des notes fumées et réglisse. La bouche est très fine avec des tannins très fins et enveloppants. Belle profondeur et beaucoup de délicatesse. La finale est longue et reprend les notes du nez. Un joli grand cru qui s’exprime déjà très bien.
 
 
 
La hiérarchie semble respecté avec les quatre 2002. Le clos Saint Denis étant le plus accompli et le plus précis des 4. Mention spéciale pour le Vosne Romanée qui est dans un style moderne mais sans excès. Je suis un peu plus perplexe sur le Rossignol Trapet avec se coté asséchant qui donne soif.
Il faut aussi préciser que le pinot noir 2002 de Frick est un monstre de concentration pour un rouge d’Alsace 2002 qui est un millésime très difficile dans cette couleur et dont les bonnes bouteilles ne sont pas légion.
 
Pinot noir Barriques 1999 Romain Fritsch. Trouve plus les notes ni la bouteille mais ce flacon se présentait bien mieux qu’en début d’année.
 
 
Volnay 1er cru Les Angles 1999 Lucien Boillot Nez dense et complexe de fruits rouge. La bouche est souple avec des tannins très élégants, sans lourdeur et de grande classe. Beaucoup de matière et de présence en bouche. Un vin riche et fin à la fois. Un volnay très profond qui vibre en bouche. Une main de fer dans un gant de velours. On se tait on lâche le stylo et on déguste !!!
 
Superbe prise de contact avec les vins du domaine Lucien Boillot. Un volnay d’anthologie qu’il faut avoir goûté au moins une fois dans ça vie pour savoir se qu’est un grand bourgogne.
 
Fromage et discutions
 
 
Pinot noir vieilles vignes Burlenberg de bergheim 1989 Marcel Deiss. Nez d’eucalyptus et de kirsch à l’eau de vie. La mise est franche avec des tannins fins mais l’ensemble est un peu rêche (extraction ?) La finale est longue et fraîche. Un vin en dent de scie qui me plait moyennement.
 
Pinot noir réserve personnelle 1985 Domaine Hugel. Nez complexe, minéral (silex) avec des notes torréfiées et du zan. L’attaque est fine et la bouche présente des tannins enveloppant avec beaucoup matière.  La finale est longue est le terroir se manifeste avec passion sur la langue. L’ensemble est atypique pour un Alsace mais c’est bon, vraiment bon.
 
Pommard 1er cru Les Epenots 1983 Domaine Joseph Voillot. La robe est claire avec des reflets tuilés. Nez de cacao et de fruits à l’eau de vie. La bouche est fine mais reste très homogène avec le nez. Un pommard loin du cliché hyper tannique à s’en décrocher la mâchoire. Une bouteille qui commence tout de même à piquer du nez et qu’il faudra finir sans top attendre.
 
Echezeaux 1959 Ed.Loiseau. Nez frais sur l’eucalyptus et les fruits rouges écrasés. La bouche est d’un volume très généreux rendant le vin sublime. Les tannins sont polis et l’ensemble est abyssal. Tout le monde se regarde en silence. C’est bon, très bon. Un grand terroir, une grande année, il ne faut pas plus pour sublimer le pinot noir.
 
 
Les vieux pinots noirs. Toute une histoire. Comment ne pas devenir fada devant un Echezeaux de 47 ans qui respire comme un nouveau né.
 
Un essai de conclusion. J’ai pris le meilleur de ma cave pour organiser ce repas et ça a payé. Mes invités sont partis avec une nouvelle image de ce cépage et surtout une nouvelle idée de l’alsace rouge.
Autre constat, quand le terroir est grand tout va, quand il est moyen il vaut mieux rester humble et ne pas forcer sur l’extraction ou l’élevage. C’est un peu l’histoire de l’âne sur un hippodrome, il a beau courir se n’est pas un cheval de course.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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