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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 20:15
Nouveau rendez-vous avec l’oenothèque Alsace et comme l’année précédente le premier point de chute est la Confrérie Saint Etienne où nous attend une sélection d’anciens issus des caves de Kientzheim et d’Hunawihr pour les plus anciens.
Le thème comme chaque année en cette période est le riesling, roi des cépages produisant les plus grands vins blancs de France. Il reste un peu de place pour les autres cépages mais il faut se dépêcher.
 
Nous voila, 18 heureux et heureuses autour de 17 bouteilles sur 5 décennies allant du difficile millésime 1993 jusqu’au grandissime 1953 en passant par une très belle série de 1966. Des vins du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, d’indépendant, de négoce et de cave coopérative font la part belle à ce cépage révélateur de talent et de terroir.
 
Les bouteilles sont ouvertes 30 minutes avant la dégustation. Le service se faisant par trois (ou deux) sans passage en carafe, bouteille découverte.
 
 
 
 
  • Klipfel 1993 : Nez sur le bonbon s’ouvrant sur des notes de chocolat à la liqueur. La bouche est ronde en attaque, d’une vigueur moyenne. L’ensemble est un rien chaud mais cette bouteille est encore agréable mais ne gagnera rien à vieillir. BIEN
  • Paul Ginglinger 1987 Drei exa : Nez sur les agrumes, la rose, le buis évoluant sur la fraise à la menthe. La bouche est tendue, sèche avec une belle fraîcheur et avec du gras en milieu de bouche. La fin de bouche est minérale, longue et un rien tannique. Encore de la garde devant elle. Beau domaine. TRES BIEN
  • Willy Gisselbrecht 1985 : Nez minéral, sur les fruits secs et le foin. La bouche est droite, sèche plus fine que le 1987. Un vin dans l’absolu plus simple mais qui a garder une belle fraîcheur. Cette maison produit des vins dans des volumes assez conséquents. Cette bouteille, suivant cette logique, est donc remarquable. BIEN
 
Une belle mise en bouche. Le 1987 est superbe pour ces 20 ans. Racé et franc. Le 1993 de Klipfel est quelconque et le 1985 semble plus fatigué. 
 
  • Rigenbach Moser 1983 : Nez floral, sur la menthe, évoluant sur les fruits rouges. La mise en bouche est souple, net sans défaut ni grandeur. BIEN
  • Réserve Schlossberg Jeau Paul Sick 1982 : Première robe évolué de la dégustation. Nez à nouveau sur les fruits secs, l’abricot sec et le sous bois. La bouche est de belle ampleur. L’ensemble est assez vieux mais la structure due au terroir est supérieure au précédent. Seul un problème de bouchon peut expliquer que cette bouteille soit aussi vieille. Une autre bouteille devrait être bien plus belle.
  • Schoenenbourg Mittnach Klack 1979 : Nez truffé s’ouvrant sur des notes plus fraîches à l’aération. La bouche est très ample en attaque puis patatras plus rien ou plus grand-chose avec une sensation aqueuse. Reprise à la fin avec une finale sapide et minérale. BIEN
 
Un trio un peu plus difficile. Le 1982 est franchement mort suite sans doute à un problème de bouchon. Le 1983 est plaisant et le 79 manque de complexité.
 
 
  • Réserve exceptionnel Kuentz Bas 1975 : Nez discret, poussiéreux. La bouche est ronde en attaque, minérale. La fin de bouche est du même registre. Je n’ai jamais apprécié les vieux vins de cette maison. BIEN
  • Cave de Pfaffenheim 1973 : Nez sur le cassis et le sureau. La bouche est très fraîche, tout en dentelle dans un style aérien. Ce n’est pas un monstre de complexité mais la fraîcheur et la pureté de ce vin est remarquable. Une cuvée très élégante. Une bouteille qui ne fait pas son age. A l’aveugle ce vin n’a que 10 ans toute au plus. TRES BIEN
  • Josmeyer 1972 : Nez un rien terreux, de miel de cuir. La bouche est ample en attaque sur le café, le moka. L’acidité est très marquée. Une bouteille plus qu’en bout de course, dommage car le vin de Josmeyer qui dorment dans l’oenothèque sont souvent magnifique.
 
Coup de cœur pour 73 de la cave de Pfaffenheim. Une très belle bouteille.
 
 
  • Réserve exceptionnelle 1971 Hugel : Cuvée qui correspond aujourd’hui à la cuvée Jubilée. Nez un peu fermé à l’ouverture avec des notes de croûte de fromage laissant rapidement la place à des notes florales très nettes. Le tout restant discret. L’équilibre est sec, quasiment parfait. La structure est racée et la profondeur est remarquable. Le plus marquant est que je suis certain que cette bouteille est fermée à double tour. Un vin qui se gardera encore, à ce rythme, 30 ans. EXCEPTIONNEL
 
Bluffant !! Voila la réaction de la l’assistance suite à la découverte de 71 de la maison Hugel. Un vin encore sur la réserve qui a du mal à s’exprimer pleinement. A revoir en 2020 pour commencer.
 
 
  • Réserve de la confrérie 1966 : Nez de cuir avec un soutient végétal. La structure est belle, racée, minérale avec des notes épicées douces. La fin de bouche est longue est très fraîche. Une grande réussite. Le nom du producteur est inconnu. TRES BIEN
  • Union des vignerons alsaciens 1966 : Nez de fruits jaunes, de buis, de champignon frais. La bouche est un peu ronde, très nette et pure. BIEN
  • Réserve Trimbach 1966 : Le nez est discret, fumé et floral. La bouche est droite et sèche, très minérale sur des notes torréfiées, café et/ou moka. Du Trimbach dans le texte. TRES BIEN
 
Peu être la plus belle série de la soirée. 41 ans pour ces trois bouteilles et pas une ride. Le deuxième est un cran en dessous mais la barre est si haute qu’il ne faut tout de même pas l’ignorer.
 
  • Schoech Albert 1964 : Nez torréfié, un peu vieux. La bouche est fraîche, légère, aérienne mais de bonne ampleur. Les aromes sont toutefois un peu vieux. Problème de bouteille ?
  • Cuvée exceptionnelle Bott Frères 1964 : Nez simplement minéral. Un peu mou en attaque, a structure est toutefois plus solide et stable que le précédent 1964 sans toutefois atteindre la classe des 1966. Deux années fatales. BIEN
 
Les deux 64 semblent un peu plus fatigués que leurs petits frères. Les origines sont pourtant belles. Mystère des vins vieux.
 
  • Kuentz Bas 1961 : Nez végétal sur le buis, la fougère. La bouche est droite, sèche encore bien en place et structurée. Petite rondeur en milieu de bouche donnant du volume et de la mâche. TRES BIEN
  • Sparr 1953 : Nez patiné mais encore frais, sur l’after eight, le camphre. La bouche est remarquable, vivante, dense et vineuse. TRES BIEN
 
Deux bouteilles pour l’histoire, mais quelle belle histoire. Un 61 de grande race et un 53 troublant pas ces notes très nettes de chocolat et de menthe.
 
C’est déjà la fin. Quelques photos et direction la Taverne Alsacienne pour poursuivre se fabuleux voyage dans le monde du grand blanc LE RIESLING.
 
Stéphane
Par stéphanew - Publié dans : A la confrérie Saint Etienne
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